Quelques photos prises au cours d'un voyage de 1500 km fait en deux fois 13h de route.
Un si long voyage n'est pas sans problème. Le chauffeur, fatigué, a mis du diesel au lieu de mettre du super. Du coup, il a fallu vidé le réservoir etc.... et un ^peu plus tard, une de nos roues a explosé...
A Dodoma, capitale officielle du pays. Mais à part le parlement, je n'ai pas vu grand chose. En fait, tout le monde est à Dar es Salaam.
Au final, ce fut un long voyage mais c'était bien pour une fois de voyager au sol. Les couleurs de la brousse sont merveilleuses mais passent assez mal à l'appareil photo, du moins, avec le mien. J'ai pu constaté qu'il y a très peu de coin vraiment tres très secs : quelques passages où une terre un peu aride avec des arbrisseaux mais qui étaient tout de meme verts au final. Et malgré un soleil qui tape fort, il y a souvent un vent froid qui rafraichit pas mal. Une grande partie du voyage se fait à plus de mille mètres d'altitudes.
Les investisseurs internationaux jettent leur dévolu sur les terres agricoles - surtout les meilleures. Elles constituent pourtant le moyen de subsistance des populations locales, qui risquent d'en perdre l'accès. Mais les gouvernements font peu de cas de ces dernières.
Ce phénomène vient, pour la première fois, d'être analysé en détail dans huit pays africains par des experts de l'Institut international de l'environnement et du développement (IIED), en collaboration avec deux institutions de l'ONU, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Intitulé "Accaparement des terres ou opportunité de développement ?", leur rapport, publié lundi 25 mai et dont Le Monde a eu connaissance, appelle à la consultation des populations rurales menacées et à une meilleure prise en compte de leurs intérêts dans les transactions. Il souligne un manque de transparence dans les processus de décision et les circuits d'investissement. De quoi alimenter les craintes de corruption.
Le rapport confirme l'accroissement des transactions à grande échelle. En cinq ans, en Ethiopie, au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Soudan, ce sont 2,5 millions d'hectares sur lesquels les investisseurs se sont rués. Comme souvent en Afrique, ces terres sont propriété des Etats, et les paysans ne détiennent qu'un droit d'usage.
Les droits sur les terres offerts aux investisseurs sont très bas, car la priorité est donnée aux contreparties en termes d'emplois ou d'infrastructures. Mais les contrats examinés sont presque tous "courts et simples, comparé à la réalité économique de la transaction", note le rapport. Les engagements des investisseurs y restent vagues et la question de la répartition des récoltes entre exportation et consommation locale pas vraiment évoquée.
Surtout, les populations concernées sont tenues à l'écart des négociations et les données sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques. Si les transactions commerciales privées peuvent demander une certaine confidentialité, "le manque de transparence paraît problématique" quand il s'agit de discussions entre gouvernements.
"ABSENCE DE DIALOGUE"
"Cette absence de dialogue est un problème. Dans toutes nos actions, nous nous attachons à ce qu'il y ait un consentement libre et informé des populations quand il est question de ressources naturelles", explique Jean-Philippe Audinet, directeur de la division des politiques au FIDA, qui regrette de voir des gouvernements préférer "le business au développement".
Faut-il pour autant condamner ces acquisitions - ou plutôt ces concessions qui peuvent aller jusqu'à 99 ans, car il s'agit rarement de ventes ? IIED, FIDA et FAO ne sont pas si catégoriques. "Le phénomène existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses dégâts minimes", estime Paul Mathieu, expert à la FAO. "Tout dépend des termes de la négociation et de l'implication des acteurs, qui ne doivent pas inclure que les investisseurs et les Etats", estime l'un des auteurs, Lorenzo Cotula (IIED).
Si l'accaparement de terres peut choquer, surtout dans des zones importatrices de denrées, les trois institutions veulent aussi y voir l'occasion, pour ces pays, de rendre leur agriculture plus productive. Les rapporteurs ne mettent pas moins les investisseurs, et tout autant les Etats, devant leurs responsabilités. "Les efforts pour attirer les investissements de grande échelle ne doivent pas détourner l'attention sur les besoins d'améliorer la sécurité des populations locales", jugent ainsi les auteurs.
Ils invitent les investisseurs à communiquer sur leurs véritables intentions dès le début des transactions. Concernant les pays hôtes, ils leur recommandent de clarifier leur politique en matière d'accueil d'investissements, de mettre l'accent sur le partage des bénéfices, de réorienter les transactions vers la qualité, et non plus vers la quantité. Ils demandent la publication de toute décision et le respect des droits fonciers locaux.
Car, pour les auteurs, le phénomène va s'accentuer, entraînant des transformations économiques et sociales en Afrique et ailleurs. Ce qui se joue là aura donc de fortes implications pour l'avenir de l'agriculture mondiale, où "l'agribusiness" pourrait encore plus dominer.
Lien : http://snurl.com/is3re
Comme vous vous en doutez, l'acces a l eau et l hygiene sont parfois assez limitee dans certaines regions d Afrique.
En Kagera, il pleut assez regulierement, meme lorsque ce n est pas la saison des pluies. En saison des pluies, pour un europeen, ca ressemble plus au deluge qu a de la pluie...
Du coup, les personnes qui n ont pas assez a l eau courante, 99.5 pourcents, essaient de recolter l eau de pluie. Cela evite notamment de faire de nombreux allers retours aux sources qui sont souvent en bas des collines et pas toujours tres pres des habitations.
Voila par exemple le genre de systeme que l on voit dans les villages, systeme qui n est pas disponible pour tous, car il faut quand meme un peu d argent pour le mettre en place.
On peut voir la goutiere en bout de ferrailles plus ou moins rouillees sous le toit qui traverse la cour pour arriver au reservoir a demi enterre et protege de la pouissiere seulement par quelques planches de bois ou des toles.
Les dispensaires qui recoivent l argent de doneurs ou du gouvernement sont un peu mieux lotis.
Avoir de l eau au niveau du dispensaire est fondamental pour respecter les mesures d hygienes elementaires. Un tel systeme coute dans les 4000 euros. Malheureusement par manque d entretien et a cause de conditions environnementales particulieres, la duree de vie de ses reservoirs est limitee. De petits seismes font craquer les planchers rendant le reservoir poreux, le vent emporte les goutieres, le robinet ne ferme plus etc .. et il est toujours assez rare de voir qqun etre proactif pour regler ces problemes qui ne coutent pourtant pas si cher a solutionner. Au dispensaire de mon ami felix, le reservoir est fendu. La reparation ne vient pas. Du coup, tous les patients doivent venir avec un seau d eau pour se faire traiter.
Sur un sujet legerement different, UN habitat va lancer un projet dans la region pour ameliorer l aspect sanitaire :
http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900SID/EGUA-7PDTAW?OpenDocument en anglais
Je suis toujours sur un vieux clavier anglais, d ou l abscence d accents.. :-(
Suite de l histoire ce matin.
Le prefet indelicat a ete vire par le gouvernement.
Pour autant, la population a plutot l air de soutenir ce qu il a fait.
Il est vrai que les instits ne sont pas toujours des modeles de vertu. Comme je disais precedemment, ils battent aussi les eleves ou du moins peuvent imposer une decision avec la violence. Ils peuvent etre en retard (comme dans la plupart des services publics) assez regulierement et certains sont effectivement absenteistes.
D un autre cote, ils touchent un salaire assez bas et qui n est pas paye tres regulierement. Souvent ils sont mutes dans des villages d ou ils ne sont pas originaires ce qui rend la vie tres difficile. Si on est avec sa famille, meme sans trop d argent, pour peu que ca soit une region fertile, la nourriture et le couvert peuvent au moins etre assures. Dans le cas contraire c est plus problematique.
Ici pour la traduction.
Tanzanian teacher whipping move
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A regional official in Tanzania has been sacked for ordering police to whip primary school teachers as a punishment for arriving at school late.
In a statement, the government said the official had broken public service rules and humiliated the teachers.
Nineteen teachers were caned in front of their pupils after an inquiry into poor exam results at three schools.
The inquiry blamed teachers for being late or not showing up for work and not teaching the official syllabus.
The official who ordered the canings in the northern town of Bukoba, district commissioner Albert Mnali, told AFP news agency that it had been the right way to treat the teachers.
"These teachers often report late for duty and some of them are fond of being absent for several days," he told the agency on Friday.
"They deserved to get corporal punishment."
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Dauda Bilikesi
Tanzania Teachers' Union |
But Deputy Education Minister Mwantumu Bakari Mahiza called the incident "unfortunate and utterly absurd".
The government asked Mr Mnali to explain his actions and later issued a statement confirming the commissioner had been sacked.
"The government has followed up the issue and heard the explanation from the commissioner," the statement said.
"It has been concluded that Mnali's decision is unacceptable and humiliating to teachers, contrary to public-service regulations."
'Shameful and intolerable'
One of the caned teachers, Ativus Leonard, 33, told the BBC he was now too ashamed to meet his pupils.
Mr Leonard said he had been kicked by a police officer to make him lie down before being beaten.
"He hit me everywhere - my legs, my chest, my arms, my hands. When it was over, I went to the hospital for treatment. I was given medicine but I still have a lot of pain in my chest," he said.
The case comes at a time when parents and human-rights groups in Tanzania have been calling for a ban on flogging of schoolchildren throughout the country.
Before Mr Mnali was sacked, the Tanzania Teachers' Union said it intended to sue him.
"The caning of our teachers is shameful. It's intolerable and it's time the teachers take action against Mr Mnali through the judiciary," Kagera union chairman Dauda Bilikesi told the BBC.
Union officials say the caning happened amid an ongoing row between the union and the government.
Teachers complain that their salaries are often delayed and that they are a denied transfer allowance when they move to a new school.
Une petite histoire locale qui a quand meme fait la une du site de la bbc.
le district commissioner c est l equivalent du sous prefet
Cliquez sur le lien pour avoir une traduction en francais. Traduction.
En Tanzanie, meme si c est interdit l usage de la force et de bastonade est couramment pratiquee par les instits sur leurs eleves, qui meme s ils sont parfois plus grands que les instits ne repliquent pas. J imagine qu avoir ete battu eux memes est totalement honteux pour ces instits.
'I'm ashamed to meet my pupils now'
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The Tanzania Teachers' Union is taking legal action after 19 primary school teachers were caned.
The teachers were caned by a police officer, some in front of their pupils, after an investigation into poor exam results at three schools.
Ativus Leonard, a 33 year-old teacher at Katerero Primary School, 20 miles outside the regional capital Bukoba, and one of the victims of the caning, told the BBC what happened:
On Wednesday morning, the District Commissioner came to our school. He met with the head teacher and called a staff meeting.
Once we were gathered, the DC told us that they had been keeping track of the teachers who arrived late for work.
He read out the names of the teachers in question. I was one of them. I had been late for work twice in the last month.
He asked each of us our reasons for being late. I told him there were different reasons. It could be family problems, or if I had been feeling unwell.
The DC said our lateness was causing the school to fall behind and that it was unacceptable. He said he was going to punish us now.
'Inferior'
At first I assumed he was joking. I told myself that it could not be possible.
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But once they locked the doors of the staffroom and made everyone line up to receive their strokes, I knew that they meant business.
Seven of my female colleagues took strokes of the cane on the palms of their hands.
When it was my turn, a police officer ordered me to lie down and receive my punishment. I refused, so he kicked me and I fell down.
Once I was lying on the ground, he carried on kicking me. He brought out a big cane and beat me with it.
He hit me everywhere; my legs, my chest, my arms, my hands. When it was over, I went to the hospital for treatment. I was given medicine but I still have a lot of pain in my chest.
My legs were also injured. But worst of all, this has affected me psychologically.
This has made me feel ashamed to meet my pupils. They did not see me take the beating but they know about it.
I have not been able to teach since this happened. I feel inferior to the children now.
I am married with four children. My wife is also a teacher at a different school. She is furious that they have done this to me.
Right now, I'm still very angry. But I'm also stunned and amazed at what has happened.
The DC must be punished for what he has done. Caning teachers must be against the law. I am seeking financial compensation from the government for what I have suffered.
De retour a bukoba depuis une semaine, il n a fait quasiment que pleuvoir avec les pannes electriques qui vont avec.
Mais heureusement pour le week end, il a fait beau.
Etre a Bukoba meme me permet de faire de faire quelques trucs que je n avais jamais eu le temps de faire avant.
Ce samedi matin, je suis donc alle avec mon amie chandrika a l orphelinat TUMAINI dont son organisation est un donneur. Ils essaient de faire batir un dortoir pour les enfants qui sont places la bas. Le plus souvent les parents de ses enfants sont morts et leurs tuteurs, souvent oncles, tantes ou cousins, ne veulent ou ne peuvent s en occuper.
L orphelinat est principalement aide par une organisation suedoise et chandrika et heritage initiative interviennent en plus.
Au programme de la matinee faire ecrire des cartes de remerciements a des familles canadiennes qui ont largement participe au montant necessaire pour construire ce dortoir. Les enfants sont tres exites de nous voir arriver. Ils connaissent chandrika maintenant mais pas moi ni joel un copain americain qui tenait a venir egalement.
Apres un premier temps d hesitation, les enfants ici ne sont pas si souvent habitues a dessiner, avec de beaux crayons en plus, toute la petite troupe se lancent.
Aussitot fini, ils courent venir se faire photographier avec leur carte.
apres cette activite nous sommes partis voir ou en etait la construction du dortoir. tres en retard, ca a l air d avancer en ce moment cela dit. apres les finitions, il faudra encore trouver des fonds pour meubler tout ca et notamment une trentaine de lits.
En tout cas, ce fut une matinee interessante. C est toujours impressionnant de passer du temps avec des enfants qui vivent, malgre tout dans des conditions difficiles et de constater et vivre cette fameuse joie africaine.
samedi apres midi, j ai pu teste mes raquettes de ping pong ramenees specialement. celles donnees par le bar ne ressemblant plus que vaguement a des raquettes. apres quelques parties, des joueurs tanzaniens sont arrives et nous avons joue ensemble. un bon moyen de socialisation a bkb je pense !!
Et hier, je suis alle a la piscine et prendre le soleil a l hotel walkguard sur les collines :) j ai bien pense a tous mes amis en europe ;p
j essaie de bien profiter de ce court sejour en tanzanie, et parallelement je cherche une prochaine mission en tanzanie ou ailleurs. ;p
Me voila donc de retour en Tanzanie apres un bon mois en France.
J ai change d ordinateur et n ai pour l instant plus les accents. J essaierai d ameliorer ca a l avenir.
Le voyage s est fort bien passe et j ai eu la chance de voler dans un A380. Les ailes ne semblent pas assez longues pour un engin de cette taille mais pas de problemes, le vol fut agreable.
Je suis arrive a bukoba lundi. c est desormais la que je vais habiter. c est la ville au bord du lac victoria dont je parlais souvent et qui me voyait la plupart des week ends. c est a 3 heures en bus du village ou je travaillais jusqu a present.
c est une ville tres sympathique et je suis content de pouvoir y passer quelques mois avant de repartir vers une nouvelle aventure profesionnelle.
J espere profiter de ce sejour pour ameliorer mon swahili et pour aider quelques ONG locales. Avant ca, je dois regler le probleme de mon visa. Ca devrait me prendre au moins quelques jours.
Je suis deja retourne en karagwe et revu quelques collegues. Tout se passe bien et ils continuent de travailler avec les outils que nous avons mis en place, sans trop de problemes apparamment ce qui est positif. pourvu que ca dure !!!
J ai pris cette photo la bas :
Le president tanzanien vient de lancer un appel a la police pour qu elle ameliore la securite routiere en traquant les mauvais conducteurs et en verbalisant ceux qui ne respectent pas les regulations ; porter un casque, pas plus de deux sur une moto. Il y a encore du boulot comme le montre cette photo.. Un casque neuf coute a peu pres 20 euros ici. ce qui a priori n est pas si cher pour des personnes qui ont des motos et qui ont les moyens de payer l essence.
D ailleurs, le prix de l essence a bien baisse depuis que je suis parti. elle est revenue au niveau de quand je suis arrive. un peu pres 1 euro contre 1,3 il y a encore 4-5 mois. Cette augmentation, specialement celle du kerosene, qui sert bcp aux petites gens avait pose pas mal de problemes. dans les villages sans electricite, les lampes marchent au kerosene, on peut aussi avoir des cuisinettes au kerosene meme si tout le monde ne peut pas se permettre ca...
meme s il fait bien plus chaud qu en europe, le temps n est pas parfait pour un europeen, bcp de pluie, et donc de coupure de courant. (aujourd hui l electricite n est arrive qu a 15h30). toute cette pluie en janvier, ce n est guere normal. la saison des pluies est plutot normalement a partir de mars. encore un coup du rechauffement climatique ?
A bientot pour d autres nouvelles
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Entre 2000 et 2007, 770 millions d'euros, soit 5,5 % seulement des crédits distribués par le neuvième Fonds européen pour le développement (FED), ont été affectés au secteur de la santé, alors que l'objectif était d'atteindre 15 %. Le FED est l'instrument principal de la politique de développement menée par l'Union européenne dans la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP).
Si on ajoute à cela l'appui budgétaire accordé aux Etats, le montant total de l'aide européenne au secteur de la santé a atteint au cours de cette période entre 1,1 et 1,2 milliard d'euros, selon le rapport, qui souligne la difficulté de s'y retrouver dans la complexité des circuits de financement.
La direction générale de l'environnement à Bruxelles estime que, pour être en mesure d'offrir des services de santé de base à leur population, trente-deux pays africains auraient besoin de 9,67 milliards d'euros même si leurs gouvernements consacraient, comme ils s'en sont fixé l'objectif, 15 % de leur budget national à la santé. Compte tenu de ces besoins, la Cour des comptes déplore que la Commission "ne joue pas un rôle essentiel alors qu'elle fait partie des cinq principaux bailleurs de l'Afrique avec la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Banque mondiale".
MANQUE D'EXPERTISE
L'effort accordé à la lutte contre les grandes maladies - sida, paludisme, tuberculose - s'est fait, souligne la Cour des comptes, au détriment du renforcement global des systèmes de santé. Même lorsque cela semblait peu justifié. Ainsi, "la Cour a constaté que pour lutter contre le sida, l'Ethiopie et le Mali ont reçu une aide extérieure supérieure au montant total de leur budget national de la santé alors que les taux de prévalence du VIH y étaient relativement faibles".
Le manque d'expertise des fonctionnaires de la Commission est aussi présenté comme une des grandes faiblesses du dispositif européen. Le cas du Burundi, où la délégation européenne ne dispose d'aucun expert des questions sanitaires, illustre, parmi d'autres exemples, une situation jugée trop fréquente par la Cour des comptes.
Enfin, en ultime critique, le rapport déplore avec force l'absence de cohérence dans l'utilisation des différents instruments d'aide au secteur de la santé mis en oeuvre par la Commission. Dans une réponse reproduite à la fin du rapport, cette dernière répond point par point aux critiques formulées par la Cour des comptes. Sans véritablement les récuser.
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Concernant la lutte contre les 'grandes maladies', mon expérience en Tanzanie va plutôt dans le même sens. Cette lutte est organisée en 'programmes verticaux', c'est à dire qu'ils sont gérés plus ou moins directement du ministère sans vraiment de concertations au niveau local. Comme les donneurs mettent beaucoup d'argent dans ces programmes (censés être plus efficace, plus facile à suivre), ces programmes ont 'la priorité' sur les autres activités des services de santé. Ainsi, il nous est souvent arrivé de devoir annulé nos formations prévues de longues dates car nos formateurs étaient "réquisitionnés" par les activités d'un des programmes verticaux. Désorganisant ainsi tout le plan de travail trimestriel du service santé au niveau local. Donc tout cet argent non seulement ne va pas autant qu'il le devrait au 'renforcement des systèmes locaux' mais il contribue même pour une part à la désorganisation. Evidemment je n'ai pas de 'solution miracle', les programmes verticaux ont aussi des avantages mais en tout cas je voulais décrire la situation 'sur le terrain' à ce sujet.

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on Séchage du café