Bad Nauheim, où les Celtes déjà se consacraient à l'extraction du sel par évaporation sur des murs de charpente remplis de petits fagots le long desquels vient ruisseler l'eau gorgée de sel.
On reste dans la lignée viennoise, puisque Elisabeth de Wittelsbach venait s'y soigner.
A suivre, toujours à Bad Nauheim, le Sprudelhof et son eau aux qualités incomparables.
Ce 12 septembre 2009 :
Brice H., ministre d'état, raciste ? Faisant partie d'un gouvernement promulgant des lois racistes, tout cela n'a rien de vraiement étonnant. Pourquoi ne réclamer que sa démission à lui, et pourquoi si tard ?
Un mec est en cavale et tout ce qu'on trouve à faire, c'est inculper son co-détenu pour complicité d'évasion. Pas trop difficile, le co-détenu étant déjà condamné et en prison.
Encore un(e) salarié(e) de France Télécom qui se suicide...
France Télécom privatisée il y a quelques années, voyez ce qui attend les postiers.
On a pas l'cul sorti des ronces, comme dirait l'autre.
Nous sommes au jardin botanique, accolé au Belvédère.
Pour commencer un "autoportrait au triton" : en effet, en bas à gauche (ce qui pourrait être le bas de ma joue droite ou plutôt le vide entre l'oreille et l'épaule), tel une boucle d'oreille, on distingue vaguement un triton. Non ?
Ci-dessus des demoiselles (ma spécialité n'est certainement pas la photo-nature). A l'heure où certains de mes camarades ont reçu les résultats concernant leur mémoire, je suis toujours dans l'inconnu...
Le jardin botanique est un endroit très agréable où l'on peut se remémorer quelques évidences oubliées. On y croise bien évidemment des espèces inconnues et lointaines.
On peut passer des heures le nez dans les petites mares à observer les demoiselles pondre, les gerris surfer, les tritons se balader (?), des têtards grandir...
C'est au sein d'un ancien hôpital psychiatrique et centre de pneumologie (mais toujours hôpital aujourd'hui) que trône l'église Am Steinhof, érigée sous la direction d'Otto Wagner. Elle est tout en haut d'une colline (500 mètres de dénivelé) dans l'arrondissement de Penzing (14), à l'ouest de Vienne. Il faisait un temps plus qu'estival ce jour-là.
Quelques semaines plus tard, par un temps fort orageux qui ne nous a plus quitté, je me rendais au Zentralfriedhof, le deuxième cimetière le plus grand d'Europe (après celui d'Hambourg-Ohlsdorf), au sud de Vienne dans l'arrondissement de Simmering (11). J'y zieutais une église -Karl Borromäus - d'un des élèves de Wagner, Max Hegele.
Ces deux églises ont notamment le point commun d'appartenir à la ville de Vienne, et non à l'épiscopat.
Alors que l'église am Steinhof offre des singularités dues à sa conception pour les malades, je me plaîs à me ressourcer dans le parc der Ruhe und Kraft (du repos et de la force) dans le Zentralfriedhof.
Voici quelques-unes des multiples particularités de l'église am Steinhof : tout est art nouveau, absolument tout !
Pour éviter la propagation des maladies, le bénitier se présente sous la forme d'un goutte-à-goutte. Tous les murs (et les bancs) sont lavables. Il y a 6 rangs de bancs (et non deux comme habituellement) - ces bancs sont tout en rondeur pour éviter que les patients ne se blessent - on mettait les plus agités au milieu afin de les avoir sous la main plus rapidement. Il n'y a pas de fenêtre au Nord et deux grandes à l'est et à l'ouest. Il fallait beaucoup de lumière à ces malades dépressifs. L'arrière de l'église se trouve 26 centimètres en dessous de l'avant, ce qui permet d'avoir une vue d'ensemble des places occupées (ou non).
Comparons quelques éléments des deux églises...
Et pour le plaisir encore quelques éléments de l'église Am Steinhof (ma préférée au cas où vous ne l'auriez pas deviné)
Quant au Zentralfriedhof, visionnez ces quelques vidéos pour vous rendre compte de la beauté de cet endroit paisible...
PS. Dans les vidéos, il y en a une bonus, une ratée ;-)
Objectif de la virée : faire le tour du lac (133 kilomètres) à bicyclette et mirer les oiseaux à la jumelle. Voir comment c'est de voyager à vélo, pour mieux pouvoir recommencer, plus longtemps, plus loin...
Le lac de Neusiedl ou Neusiedlersee ou encore Fertö tö est situé à l'est de l'Autriche, dans le Burgenland (carte ci-dessous : le lac est tout en haut).
C'est l'un des deux seuls lacs de steppe d'Europe ! (L'autre se trouve aux Açores.) Pour la définition d'un lac de steppe ou lac endoréique (dont les eaux ne partent pas à la mer) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_steppe
L'extrémité sud du lac et une partie de la réserve naturelle (patrimoine mondial depuis 2001) se trouvent en Hongrie. Mon premier passage de "frontière" à vélo, bien qu'elle n'existe plus vraiment (voir vidéos).
Je commence le tour par l'est, le train m'a laissée à Neusiedl am See. Le ciel est chargé, mais il ne pleut pas. En ce début de balade, je ne croise que peu de cyclistes, ce qui ne sera plus le cas à partir de Podersdorf, genre de station balnéaire. Ilmitz est un très joli village en revanche. Un petit vieux à vélo en bleu de travail me demande si je cherche mon chemin et m'envoie vers la Lange Lacke. En route, je croise déjà des lièvres, un orvet et de nombreux oiseaux (faucons, bruants, oies, ...).
Quelques volatiles croisés (un exercice de reconnaissance pour les guides nature ?) :
Je croise également beaucoup d'insectes aux moeurs étranges...
Après Illmitz, je fais donc le tour de la Lange Lacke (voir vidéos), me retrouve plus à l'est que prévu. Je découvre du coup le lac de Zick et passe par St-Andrä. Il pleut, enfin, de grosses gouttes tombe à intervalles rafraîchissants.
A Pamhagen, je récupère la B10 (la route pour vélo qui fait le tour du lac) et me dirige vers la Hongrie.
A la recherche d'un lieu où dormir, je profite encore du coucher de soleil sur les hauteurs de Fertöböz - sous la pluie en alternance avec les moustiques - et aperçoit un chevreuil.
Après une nuit et un petit-déjeuner réparateur dans la charmante pension de Laudana à Balf, je reprends la route vers le nord (voir vidéos : dans Fertörakas et plus loin). Et je croise à nouveau de beaux oiseaux :
Juste avant la frontière :
Encore et toujours des vignes (c'est une route des vins fréquentée) (là encore des vidéos) :
Après une pause pique-nique dans le hamac et un verre de jus de raisin à Jois, je retrouve la gare de Neusiedl am See et, sans attendre, rentre à Vienne.
En conclusion, je suis partante pour d'autres voyages à vélo ("même pas mal !").
Le tour du Neusiedlersee à vélo, c'est le bohneur !