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Tanzania: Violence against pastoralists continues
Source: Norwegian People's Aid (NPA)
Date: 21 Aug 2009
Violations of pastoralists' rights in Tanzania continues at an incredible pace. Now local NGOs are calling for the Minister for Natural Resources and Tourism to resign after she claimed in Parliament that the local people had burnt their own homes.
The dispute between Ortello Business Corporation (OBC), on behalf of members of a Royal Family from the United Arab Emirates, and eight villages in the Loliondo Game Controlled Area has existed for almost 17 years. The wildlife division of the national Government allocated OBS hunting rights in Loliondo, and despite the company not having ownership rights to the land, they have continued to evict the local people and burn their crops.
The list of damage done to the pastoralists is endless: It has brought hardship to more than 20,000 pastoralist people; more than two hundred bomas have been destroyed; property worth millions of Tanzanian shillings have been damaged; a large number of people have suffered gross bodily harm; at least eight women have been beaten and raped; several women have suffered mischarges; families have been split because of the chaos; hundreds of calves and cows have died; crop fields have been burnt; other foodstuffs and grains have been destroyed; an unknown number of people are left homeless.
NGOs in the area say that the "most regrettable about the whole scandal is to see how the government has failed in its attentiveness to important issues concerning people's welfare by making statements that are careless and on occasion untruthful".
Firstly, the Prime Minister when he was asked about the ongoing injustices of people being burnt out of their homes in Loliondo said that the Government had no knowledge of this.
But more puzzling the Minister for Natural Resources and Tourism, Shamsa Mwangunga, visited Loliondo in July and castigated the operation to burn the villagers' homes and ordered that the operation be stopped forthwith. However, in a statement to Parliament she said the pastoralists moved at their own volition after having been persuaded to do so. The Minister continued to say that it was the pastoralists themselves who burnt their homes of their own volition without being forced to by anyone.
The NGOs are now calling on the minister to resign saying:
"In a country trying to build a foundation of good governance and human rights, Minister Mwangunga needs to voluntarily resign for lying to Parliament and being deceitful in carrying out her duties. If she does not voluntarily resign, we are confident that our trusted Parliament will press for the Minister's resignation through the appropriate Parliamentary regulations."
Another side of the conflict is that some of the villages, in 2007, signing a contract with OBC for the use of the village land for hunting. The villages were required not to allow their cattle in to the areas set aside for hunting during the hunting season, and the OBC was required to pay TShs 25 million to each village together with bringing primary development services to each village, such as water and cattle dips.
However, many of the social services OBC promised to provide have not been honoured. It is also claimed that many of the villagers were deceived and pressed into signing a contract with OBC.
But, as the local NGOs state: "Even if the contract was fair, it is unimaginable that a clause would allow the crime of arson and vandalism to be carried out."
As a resolution to the conflict local NGOs propose the following:
- The Minister responsible for Natural Resources should resign on account of her deception of Parliament and the People about the events that occurred in Loliondo;
- The practice of burning peoples houses should not occur again in Tanzania unless as a result of legal court order
- An independent inquiry, whether Parliamentary or Presidential, be created so as to investigate the violation of human rights and candidly describe and recommend the necessary steps to be taken so as to finally resolve the problems of the last 17 years.
- Assessments be carried out of the destruction and loss of property so that corresponding compensation can be paid by the government and OBC;
- The process of degazetting Game Controlled Areas on village land be accelerated so the people of Loliondo can use their land without obstruction;
- All the leaders that were involved in this injustice and brutality be pursued and administrative and legal steps taken of prosecuting them in court;
- OBC's hunting license be withdrawn and the company ordered to leave Loliondo Game Controlled Area.
Les investisseurs internationaux jettent leur dévolu sur les terres agricoles - surtout les meilleures. Elles constituent pourtant le moyen de subsistance des populations locales, qui risquent d'en perdre l'accès. Mais les gouvernements font peu de cas de ces dernières.
Ce phénomène vient, pour la première fois, d'être analysé en détail dans huit pays africains par des experts de l'Institut international de l'environnement et du développement (IIED), en collaboration avec deux institutions de l'ONU, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et l'Agence pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Intitulé "Accaparement des terres ou opportunité de développement ?", leur rapport, publié lundi 25 mai et dont Le Monde a eu connaissance, appelle à la consultation des populations rurales menacées et à une meilleure prise en compte de leurs intérêts dans les transactions. Il souligne un manque de transparence dans les processus de décision et les circuits d'investissement. De quoi alimenter les craintes de corruption.
Le rapport confirme l'accroissement des transactions à grande échelle. En cinq ans, en Ethiopie, au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Soudan, ce sont 2,5 millions d'hectares sur lesquels les investisseurs se sont rués. Comme souvent en Afrique, ces terres sont propriété des Etats, et les paysans ne détiennent qu'un droit d'usage.
Les droits sur les terres offerts aux investisseurs sont très bas, car la priorité est donnée aux contreparties en termes d'emplois ou d'infrastructures. Mais les contrats examinés sont presque tous "courts et simples, comparé à la réalité économique de la transaction", note le rapport. Les engagements des investisseurs y restent vagues et la question de la répartition des récoltes entre exportation et consommation locale pas vraiment évoquée.
Surtout, les populations concernées sont tenues à l'écart des négociations et les données sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques. Si les transactions commerciales privées peuvent demander une certaine confidentialité, "le manque de transparence paraît problématique" quand il s'agit de discussions entre gouvernements.
"ABSENCE DE DIALOGUE"
"Cette absence de dialogue est un problème. Dans toutes nos actions, nous nous attachons à ce qu'il y ait un consentement libre et informé des populations quand il est question de ressources naturelles", explique Jean-Philippe Audinet, directeur de la division des politiques au FIDA, qui regrette de voir des gouvernements préférer "le business au développement".
Faut-il pour autant condamner ces acquisitions - ou plutôt ces concessions qui peuvent aller jusqu'à 99 ans, car il s'agit rarement de ventes ? IIED, FIDA et FAO ne sont pas si catégoriques. "Le phénomène existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses dégâts minimes", estime Paul Mathieu, expert à la FAO. "Tout dépend des termes de la négociation et de l'implication des acteurs, qui ne doivent pas inclure que les investisseurs et les Etats", estime l'un des auteurs, Lorenzo Cotula (IIED).
Si l'accaparement de terres peut choquer, surtout dans des zones importatrices de denrées, les trois institutions veulent aussi y voir l'occasion, pour ces pays, de rendre leur agriculture plus productive. Les rapporteurs ne mettent pas moins les investisseurs, et tout autant les Etats, devant leurs responsabilités. "Les efforts pour attirer les investissements de grande échelle ne doivent pas détourner l'attention sur les besoins d'améliorer la sécurité des populations locales", jugent ainsi les auteurs.
Ils invitent les investisseurs à communiquer sur leurs véritables intentions dès le début des transactions. Concernant les pays hôtes, ils leur recommandent de clarifier leur politique en matière d'accueil d'investissements, de mettre l'accent sur le partage des bénéfices, de réorienter les transactions vers la qualité, et non plus vers la quantité. Ils demandent la publication de toute décision et le respect des droits fonciers locaux.
Car, pour les auteurs, le phénomène va s'accentuer, entraînant des transformations économiques et sociales en Afrique et ailleurs. Ce qui se joue là aura donc de fortes implications pour l'avenir de l'agriculture mondiale, où "l'agribusiness" pourrait encore plus dominer.
Lien : http://snurl.com/is3re
Suite de l histoire ce matin.
Le prefet indelicat a ete vire par le gouvernement.
Pour autant, la population a plutot l air de soutenir ce qu il a fait.
Il est vrai que les instits ne sont pas toujours des modeles de vertu. Comme je disais precedemment, ils battent aussi les eleves ou du moins peuvent imposer une decision avec la violence. Ils peuvent etre en retard (comme dans la plupart des services publics) assez regulierement et certains sont effectivement absenteistes.
D un autre cote, ils touchent un salaire assez bas et qui n est pas paye tres regulierement. Souvent ils sont mutes dans des villages d ou ils ne sont pas originaires ce qui rend la vie tres difficile. Si on est avec sa famille, meme sans trop d argent, pour peu que ca soit une region fertile, la nourriture et le couvert peuvent au moins etre assures. Dans le cas contraire c est plus problematique.
Ici pour la traduction.
Tanzanian teacher whipping move
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A regional official in Tanzania has been sacked for ordering police to whip primary school teachers as a punishment for arriving at school late.
In a statement, the government said the official had broken public service rules and humiliated the teachers.
Nineteen teachers were caned in front of their pupils after an inquiry into poor exam results at three schools.
The inquiry blamed teachers for being late or not showing up for work and not teaching the official syllabus.
The official who ordered the canings in the northern town of Bukoba, district commissioner Albert Mnali, told AFP news agency that it had been the right way to treat the teachers.
"These teachers often report late for duty and some of them are fond of being absent for several days," he told the agency on Friday.
"They deserved to get corporal punishment."
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Dauda Bilikesi
Tanzania Teachers' Union |
But Deputy Education Minister Mwantumu Bakari Mahiza called the incident "unfortunate and utterly absurd".
The government asked Mr Mnali to explain his actions and later issued a statement confirming the commissioner had been sacked.
"The government has followed up the issue and heard the explanation from the commissioner," the statement said.
"It has been concluded that Mnali's decision is unacceptable and humiliating to teachers, contrary to public-service regulations."
'Shameful and intolerable'
One of the caned teachers, Ativus Leonard, 33, told the BBC he was now too ashamed to meet his pupils.
Mr Leonard said he had been kicked by a police officer to make him lie down before being beaten.
"He hit me everywhere - my legs, my chest, my arms, my hands. When it was over, I went to the hospital for treatment. I was given medicine but I still have a lot of pain in my chest," he said.
The case comes at a time when parents and human-rights groups in Tanzania have been calling for a ban on flogging of schoolchildren throughout the country.
Before Mr Mnali was sacked, the Tanzania Teachers' Union said it intended to sue him.
"The caning of our teachers is shameful. It's intolerable and it's time the teachers take action against Mr Mnali through the judiciary," Kagera union chairman Dauda Bilikesi told the BBC.
Union officials say the caning happened amid an ongoing row between the union and the government.
Teachers complain that their salaries are often delayed and that they are a denied transfer allowance when they move to a new school.
Une petite histoire locale qui a quand meme fait la une du site de la bbc.
le district commissioner c est l equivalent du sous prefet
Cliquez sur le lien pour avoir une traduction en francais. Traduction.
En Tanzanie, meme si c est interdit l usage de la force et de bastonade est couramment pratiquee par les instits sur leurs eleves, qui meme s ils sont parfois plus grands que les instits ne repliquent pas. J imagine qu avoir ete battu eux memes est totalement honteux pour ces instits.
'I'm ashamed to meet my pupils now'
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The Tanzania Teachers' Union is taking legal action after 19 primary school teachers were caned.
The teachers were caned by a police officer, some in front of their pupils, after an investigation into poor exam results at three schools.
Ativus Leonard, a 33 year-old teacher at Katerero Primary School, 20 miles outside the regional capital Bukoba, and one of the victims of the caning, told the BBC what happened:
On Wednesday morning, the District Commissioner came to our school. He met with the head teacher and called a staff meeting.
Once we were gathered, the DC told us that they had been keeping track of the teachers who arrived late for work.
He read out the names of the teachers in question. I was one of them. I had been late for work twice in the last month.
He asked each of us our reasons for being late. I told him there were different reasons. It could be family problems, or if I had been feeling unwell.
The DC said our lateness was causing the school to fall behind and that it was unacceptable. He said he was going to punish us now.
'Inferior'
At first I assumed he was joking. I told myself that it could not be possible.
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But once they locked the doors of the staffroom and made everyone line up to receive their strokes, I knew that they meant business.
Seven of my female colleagues took strokes of the cane on the palms of their hands.
When it was my turn, a police officer ordered me to lie down and receive my punishment. I refused, so he kicked me and I fell down.
Once I was lying on the ground, he carried on kicking me. He brought out a big cane and beat me with it.
He hit me everywhere; my legs, my chest, my arms, my hands. When it was over, I went to the hospital for treatment. I was given medicine but I still have a lot of pain in my chest.
My legs were also injured. But worst of all, this has affected me psychologically.
This has made me feel ashamed to meet my pupils. They did not see me take the beating but they know about it.
I have not been able to teach since this happened. I feel inferior to the children now.
I am married with four children. My wife is also a teacher at a different school. She is furious that they have done this to me.
Right now, I'm still very angry. But I'm also stunned and amazed at what has happened.
The DC must be punished for what he has done. Caning teachers must be against the law. I am seeking financial compensation from the government for what I have suffered.|
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Entre 2000 et 2007, 770 millions d'euros, soit 5,5 % seulement des crédits distribués par le neuvième Fonds européen pour le développement (FED), ont été affectés au secteur de la santé, alors que l'objectif était d'atteindre 15 %. Le FED est l'instrument principal de la politique de développement menée par l'Union européenne dans la zone Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP).
Si on ajoute à cela l'appui budgétaire accordé aux Etats, le montant total de l'aide européenne au secteur de la santé a atteint au cours de cette période entre 1,1 et 1,2 milliard d'euros, selon le rapport, qui souligne la difficulté de s'y retrouver dans la complexité des circuits de financement.
La direction générale de l'environnement à Bruxelles estime que, pour être en mesure d'offrir des services de santé de base à leur population, trente-deux pays africains auraient besoin de 9,67 milliards d'euros même si leurs gouvernements consacraient, comme ils s'en sont fixé l'objectif, 15 % de leur budget national à la santé. Compte tenu de ces besoins, la Cour des comptes déplore que la Commission "ne joue pas un rôle essentiel alors qu'elle fait partie des cinq principaux bailleurs de l'Afrique avec la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Banque mondiale".
MANQUE D'EXPERTISE
L'effort accordé à la lutte contre les grandes maladies - sida, paludisme, tuberculose - s'est fait, souligne la Cour des comptes, au détriment du renforcement global des systèmes de santé. Même lorsque cela semblait peu justifié. Ainsi, "la Cour a constaté que pour lutter contre le sida, l'Ethiopie et le Mali ont reçu une aide extérieure supérieure au montant total de leur budget national de la santé alors que les taux de prévalence du VIH y étaient relativement faibles".
Le manque d'expertise des fonctionnaires de la Commission est aussi présenté comme une des grandes faiblesses du dispositif européen. Le cas du Burundi, où la délégation européenne ne dispose d'aucun expert des questions sanitaires, illustre, parmi d'autres exemples, une situation jugée trop fréquente par la Cour des comptes.
Enfin, en ultime critique, le rapport déplore avec force l'absence de cohérence dans l'utilisation des différents instruments d'aide au secteur de la santé mis en oeuvre par la Commission. Dans une réponse reproduite à la fin du rapport, cette dernière répond point par point aux critiques formulées par la Cour des comptes. Sans véritablement les récuser.
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Concernant la lutte contre les 'grandes maladies', mon expérience en Tanzanie va plutôt dans le même sens. Cette lutte est organisée en 'programmes verticaux', c'est à dire qu'ils sont gérés plus ou moins directement du ministère sans vraiment de concertations au niveau local. Comme les donneurs mettent beaucoup d'argent dans ces programmes (censés être plus efficace, plus facile à suivre), ces programmes ont 'la priorité' sur les autres activités des services de santé. Ainsi, il nous est souvent arrivé de devoir annulé nos formations prévues de longues dates car nos formateurs étaient "réquisitionnés" par les activités d'un des programmes verticaux. Désorganisant ainsi tout le plan de travail trimestriel du service santé au niveau local. Donc tout cet argent non seulement ne va pas autant qu'il le devrait au 'renforcement des systèmes locaux' mais il contribue même pour une part à la désorganisation. Evidemment je n'ai pas de 'solution miracle', les programmes verticaux ont aussi des avantages mais en tout cas je voulais décrire la situation 'sur le terrain' à ce sujet.
http://blogcooperation.be/2008/11/07/development-poetry/
A visionary poem on the (non)sense of development cooperation:
“The Development Set”, by Ross Coggins (From: “Adult Education and Development” September 1976 (!!) )
Excuse me, friends, I must catch my jet
I’m off to join the Development Set;
My bags are packed, and I’ve had all my shots
I have traveller’s checks and pills for the trots!
The Development Set is bright and noble
Our thoughts are deep and our vision global;
Although we move with the better classes
Our thoughts are always with the masses.
In Sheraton Hotels in scattered nations
We damn multi-national corporations;
injustice seems easy to protest
In such seething hotbeds of social rest.
......
La suite sur la page de Piet sur le blog des JA CTB.
Tout d'abord, je vous invite à lire le post de mon collègue François qui vit au Congo : Ici.
Comme d'habitude, un article engagé et pertinent. Après avoir lu celui là, vous pourrez descendre de quelques posts, on apprend bcp sur la RDC.
Toujours sur la RDC, une autre Junior Assistant a récemment mis en ligne un article qui contient un lien vers un magazine pour les élèves du secondaire. Très intéressant. C'est assez massif. J'ai particulièrement apprécié toute la seconde partie qui explique les pratiques culturelles et sociales de certains groupes ethniques de ce pays.
Enfin, j'ai découvert par l'intermédiaire de la C.T.B, le site de l'anti corruption ressource center, qui est très intéressant et qui donne accès librement à bcp d'articles intéressants, en anglais.
Par exemple, un article sur le détournement de l'argent des doneurs dans des projets de santé.
Ou encore un article sur la transparence dans les projets santé
Enfin, un point de vue d'un intellectuel Africain, Mbembe sur la situation au Zimbabwe : ici
Libéria: enfants non-désirés, adultes indésirables

Revenir dans un monde en paix, n'est pas chose facile… Pour les anciens enfants-soldats, la vie dans les bandes armées a introduit une radicale discontinuité d'avec la vie d'avant, la vie des autres; ils semblent se tenir sur le bord, comme s'ils n'avaient rien à en attendre. Et s'ils ont besoin d'être entre eux, c'est souvent parce qu'ils n'ont nulle part où aller… Très vite, nous avons identifié à quel point leurs difficultés actuelles prennent racine dans leur histoire d'enfance, avant leur enrôlement.
Trop souvent, ce sont des histoires d'enfances déjà dévastées, sans liens affectifs stables, sans autre choix qu'une marginalité de survie. Et en Afrique, sans doute plus qu'ailleurs, ne pas avoir d'appartenance à un groupe social équivaut à une sorte de mort psychique. Faut-il dès lors s'étonner de retrouver, parmi les enfants démobilisés, une si forte représentation de ces enfants indésirables?
Les enfants enlevés par la violence à des familles stables n'ont pas eu les mêmes trajectoires dans les forces armées que ceux qui se sont enrôlés volontairement pour trouver un groupe d'appartenance. Cette évidence mérite d'être détaillée car elle permet de comprendre les défis posés par leur retour dans la vie civile.
Comment se réintégrer quand on n'a jamais été intégré? De quel retour est-il question quand on ne sait où aller? Quelle va être l'empreinte laissée par ces années de guerre sur des enfants enrôlés à un très jeune âge, comme l'ont été les Small boys units (SBU) de Charles Taylor?
Trouver du sens à la vie en famille
Ce groupe concerne les jeunes, filles et garçons, qui ont été enlevés par force lors d'attaques de villages. D'évidence, ils ont été psychiquement protégés par les liens solides auparavant construits dans leur famille et leur communauté, et cette identité enfouie, qu'il fallait cacher pour survivre, les a aidés à ne pas être totalement possédés par leurs commandants.
Ils occupaient des positions basses dans les forces armées, porteurs de munitions, cuisiniers, "bush wife", des esclaves domestiques et sexuels, mais qui parvenaient à ne pas prendre part aux pires actes de violence commis par les autres. Pour autant, leurs retours n'ont pas été toujours faciles, car beaucoup d'entre eux restaient envahis de confusion, de souvenirs traumatiques, de peur que tout recommence.
Dans les groupes de parole, ils avaient surtout besoin d'être rassurés, d'éprouver intimement le fait que la guerre était finie. Ensuite, peu à peu, ils ont réussi à mieux comprendre leurs frayeurs, à mettre des mots simples sur ce qui leur était arrivé, à trouver du sens à leur vie quotidienne en famille.
Les familles qui sont elles-mêmes souvent traumatisées par ce qu'elles avaient vécu, sont aptes à les accueillir comme des victimes, mais peu enclines à entendre ce que les jeunes avaient besoin de partager.
"J'ai toujours senti que ma mère me détestait"
Ainsi, Morris, 17 ans, est désespéré que son père ne veuille plus lui parler. Peu à peu, l'équipe a compris que cet homme refusait l'argent du désarmement, rapporté par son fils à la maison. De l'argent maudit, dangereux, un prix pour ces mangeurs d'hommes auxquels son fils avait été associé…
La majorité des jeunes qui ont été suivis dans le programme de soutien psychologique étaient des enfants indésirables, et c'est même ce qui les a conduit, les garçons surtout, à s'enrôler auprès des combattants. Un choix de survie, d'opportunité, à la recherche d'une appartenance…
Joseph, 16 ans, en témoigne:
"J'ai toujours senti que ma mère me détestait, comme sa famille. Mon père me punissait pour n'importe quoi qui n'allait pas. […] Mes quatre frères et sœurs sont allés à l'école, mais pas moi. A la place, je devais nettoyer, préparer la nourriture. Pourquoi, pourquoi pas moi?"
Des enfants indésirables, souvent orphelins, laissés pour compte et en général maltraités, misérables et sans aucune éducation, livrés à eux-mêmes sans transmission de valeurs culturelles, dans une société elle-même très fragilisée et déstructurée par la durée de la guerre.
Faire le deuil d'une puissance passée
Lors de l'intensification des combats dans les années 2000, avec la multiplication des bandes armées rivales, surtout occupées à piller les civils, ces jeunes se sont enrôlés sans trop savoir pour quelle cause, et il n'était pas rare qu'ils changent pour une faction rivale, à la faveur d'une trahison ou d'un conflit.
Volontaires ou entraînés de force, ces jeunes semblent avoir été vite adoptés par les combattants, dont les chefs s'imposaient comme des figures paternelles. La plupart ont donc eu un rôle actif dans les combats et les exactions, cherchant à consolider leur appartenance, à se faire reconnaître et apprécier.
Pour eux, la démobilisation a été une épreuve très difficile, car ils ne pouvaient se résoudre à faire le deuil de leur puissance passée, mais surtout le deuil de ces liens d'appartenance qui structuraient leur fragile identité. L'abandon, la trahison, la solitude, éprouvés comme envahissants et insupportables, voilà ce que la paix semblait leur avoir apporté.
"Nous sommes vos enfants, nous aussi"
A l'atelier de drama, un groupe de garçons avait choisi de représenter un conflit actuel, entre des anciens combattants et un groupe de victimes. Certains d'entre eux devaient donc endosser un rôle de victime… Et avec une authenticité qui les a eux-mêmes surpris, ils ont su trouver les mots justes!
La représentation a été conclue de façon extraordinaire: l'un d'entre eux est entré en scène avec beaucoup de majesté, jouant le chef du village à qui il a fait dire: "nous sommes tous responsables de cette guerre, car vous êtes nos enfants…", "yes, yes, we are your children too!", lui répondaient les autres…
► Allah n’est pas obligé de Ahmadou Kourouma - éd. Seuil, coll. Points - 223p., 7,50€.
► American Darling de Russell Banks - éd. Actes Sud, coll. Babel - 570p., 10,50€.
► Lire aussi la note de lecture sur "The Mask of Anarchy", de Stephen Ellis, magistral travail de recherche.
La rue africaine ne parle que de cela : les prix des denrées quotidiennes sont devenus fous. En quelques mois, la conjonction des hausses du blé, du riz, de l'huile sur les marchés mondiaux, de médiocres récoltes locales et l'absence de contrôle des prix, a accru les tensions sociales et compromis la stabilité politique.
Spectaculaire dans les villes africaines mais prégnante aussi en Asie, la flambée des prix a confirmé les propos de Jacques Diouf, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) prophétisant, dès octobre 2007, des "émeutes de la faim" alors que le prix moyen d'un repas de base a augmenté de 40 % en une année."Beaucoup de gens ne mangent plus qu'un plat par jour", entend-on à Dakar. "Avec 1 500 francs CFA (2,25 euros) pour nourrir ma famille, je ne sais plus quoi faire", dit une ménagère sur un marché de Bamako, au Mali.
De Douala (Cameroun) à Abidjan (Côte d'Ivoire) et du Caire (Egypte) à Dakar (Sénégal), les manifestations de rues secouent les capitales africaines et contraignent les gouvernants à prendre des mesures pour contrôler les prix.
"Gbagbo, marché est cher", "Gbagbo, on a faim", clamaient lundi 31 mars des femmes d'Abdidjan à l'adresse du président ivoirien. Des affrontements avec la police ont causé la mort d'au moins deux personnes. De fait, le prix du kilogramme de riz est passé de 250 à 650 francs CFA (de 0,22 à 0,97 euro) au cours de l'année ; celui de l'huile a augmenté de plus de 40 %. Le savon, le lait, la viande ont suivi, ce dont ne rendent pas compte les chiffres officiels (8 % d'inflation en 2007 pour l'ensemble du continent noir). "Dans les pays de la zone CFA, la hausse serait encore plus importante si le franc CFA n'était pas accroché à l'euro, une devise forte. Le coût des importations en est diminué d'autant. Les pays dont la monnaie est accrochée au dollar souffrent davantage", assure un économiste de l'Agence française de développement (AFD).
Suppression des droits de douane et baisse de la TVA : le chef de l'Etat ivoirien, comme ses homologues camerounais, sénégalais ou égyptien confrontés eux aussi à la rue, s'est engagé à faire baisser les prix en jouant sur les rares leviers que l'Etat maîtrise encore. La recette n'est pas de celles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale préconisent car elle pèse sur les finances publiques.
Seule la gravité de la situation a amené les institutions financières à se montrer plus accommodantes vis-à-vis des pays en développement. Le gouvernement égyptien a ajouté une mesure plus radicale : l'interdiction temporaire d'exporter le riz produit localement.
Aucun pays n'est à l'abri de troubles. A Dakar, une manifestation interdite "contre la vie chère" a dérapé dimanche 30 mars, trois mois après l'annonce de mesures pour contenir l'inflation : suppression de taxes sur le riz, création de "magasins témoin" exemplaires par la modération de leurs prix, diminution du traitement des ministres et même du chef de l'Etat. Les mesures n'ont pas produit l'effet escompté. "Les commerçants n'ont pas joué le jeu et l'Etat n'a plus les moyens de contrôler", constate Mamadou Barry, de l'ONG sénégalaise Enda.
Au Maroc, secoué lui aussi par des manifestations "contre la vie chère", des rassemblements sont prévus en avril. La marge de manoeuvre du gouvernement est réduite. Cas rare en Afrique, une "caisse de compensation", prend partiellement en charge, au Maroc, la hausse des produits de première nécessité mais son enveloppe, augmentée dans le budget 2008, sera épuisée cet été.
En Mauritanie où l'autosuffisance alimentaire ne dépasse pas 30 %, la situation est encore plus dramatique. Incapable de financer l'importation de denrées agricoles, le pays va connaître "une crise alimentaire sérieuse en 2008", a prévenu le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
Au Burkina Faso, une commission parlementaire "contre la vie chère" a été installée après les manifestations de la mi-mars dans plusieurs villes . Les syndicats appellent à une "grève générale" les 8 et 9 avril pour réclamer des augmentations de salaires, le contrôle des prix et la réduction des taxes sur les carburants.
Conseiller pour l'Afrique au Fonds monétaire international (FMI), Eugène Nyambal estime que la situation est le résultat des politiques prônées par les institutions financières internationales. Depuis des décennies elles ont encouragé les cultures d'exportation comme le coton, au détriment des cultures vivrières qu'il était plus avantageux d'acquérir, à bas prix, sur le marché international. Elles ont aussi poussé au démantèlement des structures de contrôle des prix. "La plupart de ces pays attendent des solutions de la Banque mondiale ou du FMI qui sont eux-mêmes dépassés par les évolutions récentes", ajoute-t-il, insistant sur les conséquences des troubles actuels sur les régimes en place qui n'ont pas développé de politique de soutien à l'agriculture locale. Jeudi soir, à l'occasion de la fête de l'indépendance, le président sénégalais Abdoulaye Wade a ainsi annoncé la relance d'un "programme national d'autosuffisance" agricole.
La Banque mondiale a fait amende honorable dans son dernier rapport annuel et mis l'accent sur la renaissance des cultures vivrières. Il faudra des années pour modifier le modèle de développement.
Source :
Il y a quelques mois, je lisais un bouquin d'Alexander McCal Smith, the N°1 ladies detective agency, peut etre Tears of the Giraffe. Très bien. Dans ce livre, une des affaires était la disparition d'un enfant dans le bush. Il apparaissait que les grigris étaient plus puissants s'ils étaient fait à partir de bouts d'un corps humain.
Ci dessous, la réalité rattrappe la fiction !!Tanzania in witchdoctor crackdown
Many albinos live in fear in Tanzania
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Tanzania's president has ordered a crackdown on witchdoctors who use body parts from albinos in magic potions to bring people good luck or fortune.
"This is senseless cruelty. It must stop forthwith," Jakaya Kikwete said on television, AFP news agency reports.
"I am told that people kill albinos and chop their body parts, including fingers, believing they can get rich when mining or fishing," he said.
The order comes after the murder of 19 albinos in the last year.
The BBC's Vicky Ntetema in Dar es Salaam says there is a widespread belief in Tanzania that the condition is the result of a curse put on the family.
Some people hide the albino members of the family for fear of them either being rejected by the community or killed.
Old women with red eyes have been killed in parts of Tanzania, after being accused of witchcraft, she says.
In the past, Tanzania's Albino Society (TAS) has accused the government of turning a blind eye to the killing of albinos.
There are more than 8,000 registered albinos in Tanzania, although TAS believes there to be 150,000 among the country population of some 35m.
Source : http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/7327989.stm
En francais :
Tanzanie
Tanzanie : le président ordonne la fin des exactions contre les albinos
Source : http://www.afrik.com/breve12911.html