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L'Afrique, Dar, c'est aussi ça, une pollution très forte.
Une pollution que l'on ne voit pas trop sur les grands axes et pres des lieux que fréquentent les européens.
Il n'y a pas vraiment de systeme de collecte des déchets.
Donc forcément ca n'aide pas.
Pour chaque photo vous pouvez avoir un petit commentaire en cliquant sur son titre.
A dar, il y avait souvent de petits feux au bord de mon chemin vers le bureau qui brulaient des sacs de déchets. A l'odeur, je dirais que ca ne devait pas etre très sain...
Ici en Karagwe, je n'ai pas vu encore de 'coin' comme celui ci dessous.
Je sais qu'il y a un systeme de collecte dans ma ville, qui n'atteint sans doute pas tout le monde. Et qu'il y a quelque part une décharge en plein air sans autre précaution.
En revanche, dans les villages, chaque doit s'occuper de ses déchets.
Souvent je vois des piles usagées, crevées à terre, que ca soit à Dar ou ici. Dans les jardins. Bref.. vive le mercure dans les légumes... ????
sur cette photo, pas très loin de où était mon hotel, les bouteilles en plastique semblent etre intégrées dans le sol.
Peu
après mon arrivée à Dar, j'avais invité à
un repas par un de mes collègues en compagnie d'autres
francophones. A cette occasion j'avais rencontré Anne qui est
tour operator en Tanzanie. www.africaventure.net
Elle m'avait parlé d'un de ces produits, à savoir le tour de Dar es Salaam avec un guide et dans une des ces petites 'voituresmobylettes indiennes'. 25$ par personne pour 4 heures de visite.
Le truc c'est qu'il fallait etre 2. J'ai donc proposé à Amy, une américaine rencontrée cette semaine, qui vient aussi d'arriver ici pour 6 mois de travail de faire ce tour ensemble ce samedi, postposant au dimanche matin la grasse matinée tant souhaitée...
Donc samedi matin 9h j'arrive devant chez Emy, le point de départ du tour.
William notre guide arrive juste après moi. Le membre féminin de l'excursion est en retard :)
La petite voiturette est très agréable. Très aéré. Le guide William est très sympa même si pendant les premieres minutes, il ne peut pas en caser une car Emy me raconte son incroyable soirée la veille avec quelques très riches européens au yacht club.
Nous nous rendons près du ministère de la santé. Nous arrivons devant un monument que nous prenons pour une sorte d'église. En fait il s'agit d'un hopital, un des premiers construit par les allemands. C'est aussi l'endroit où on trouve les premieres traces d'occupation de Dar. En 1862, un sultan de Zanzibar essaie de developper cet endroit et le nomme Bandar-ul-salaam : le havre de paix. Grace à des esclaves ramenés de Zanzibar il y fait construit les premiers batiments. Vers 1890 les allemands forcent le sultan à accepter leur présence dans le port de Dar. Et ils contruisent donc cet hopital.
dans les jardins on trouve un vieux et énorme baobab et des arbres aux fleurs belles et odorantes :
un peu plus loin, on retrouve le laboratoire du savant qui a découvert le bacile de Koch (06)
De la, nous passons devant l'ancien german boma, qui accueillit les gouverneurs allemands puis qui est devenu après l'indépendance la résidence des présidents tanzaniens. Puis direction le marché aux poissons.
D'abord, nous passons dans le coin des pécheurs qui préparent leurs filets, réparent leurs bateaux. Beaucoup de petits bateaux barques sont faites d'un seul morceau dans un tronc qui vient des forets du sud du pays. Donc les pécheurs achetent ce tronc et demandent à une espece de guilde de leur préparer une barque. Chaque activité est tres séparée des autres. Ca sera encore plus frappant vraiment sur le marché, où toutes les activités sont liées.
au marché nous trouvons des stands qui vendent des coquillages et bien sur, des légumes, des fruits des épices à n'en plus finir
Dans le marché aux poissons proprement dit, il y a comme des zones qui ont une activité particulière. La premiere zone est celle de la vente des poissons issus de la peche. Il y a de grands 'tables' d'un coté les vendeurs en gros qui montrent leur marchandises, de l'autre coté les acheteurs. Et ca négocie :) A coté, les vendeurs “au détail”.
Eux doivent négocier avec les vendeurs de glaces.
Une fois le poisson acheté en gros ou en détail, les femmes vont dans la zone où on fait frire le poisson. Qui est ma foi assez impressionnant. Il y a un espece de dispositif dans des tonneaux plein d'eau pour évacuer la chaleur de l'huile bouillante.
Les 'friteurs' doivent acheter leur
charbon à des marchands de charbon qui eux meme achetent le
bois à des marchands de bois et fabriquent leur charbon. Une
fois le poisson pret, les femmes repartent en daladala vers leur
village. Autant dire qu'il faut mieux éviter de prendre le
daladala en meme temps qu'elle si on ne veut pas sentir pendant une
semaine la friture...
Nous passons aussi dans un endroit ou on cuit des chapati et ou notre guide nous montre comme on rape la noix de coco. On s'assoit sur un petit tabouret et qui est surmontée d'un grattoir .
En parlant de noix de coco, je comprends enfin la différence entre les noix coco que nous avons en France et les noix de coco que je vois dans la rue et qui sont très différentes. Je pensais qu'il s'agissant de différentes especes. Mais en fait celles ci sont fraiches, alors que les 'notres' sont séches. Donc dans ces noix de coco, le 'lait' est plus de 'l'eau' et qu'il n'y a quasiment pas de chair et le gout de celle ci est tres légère et d'une consistance flasque
De la, nous allons dans un des hotels les plus chics pour avoir une vue du port de Dar es Salaam.
Ensuite nous nous arretons devant un
monument à la memoire des soldats tanzaniens qui ont combattu
pendant la premiere guerre mondiale. Ils furent surtout affectés
à des taches de soutien. Ils furent 'carrier'.
D'ou le nom du quartier populaire aujourd hui mais où ils se retrouverent en nombre apres guerre kariakoo. C'est là où se trouve le marché.
Les chemins pour s'y rendre sont assez encombrés
Et une fois la bas, c'est la folie. On se retrouve totalement dépassé par le nombre des personnes et de marchands autour de soi. En plus, des toiles forment un espece de plafond pour se protéger du soleil.. faut vraiment pas etre claustrophobes ou agoraphobes pour rentrer la dedans. Nous entrons dans le batiment central où il y a un peu moins de monde. On retrouve le hiatus entre la modernité la plus récente et la vie quotidienne qui est bien loin de la pour la plupart.
Voili voilou pour un résumé rapide de la visite qui était vraiment très bien. Ca m'a permis de bien découvrir la ville, sa géographie et aussi les petits détails quotidiens. Je n'hésiterai plus désormains à arreter un vendeur de noix de coco fraiche pour prendre un petit verre. D'autre part, on a parlé avec pas mal de gens au cours de la visite car William connait bcp de monde à force de faire ce tour. Ca permet de se sentir plus à l'aise dans l'environnement Dar-es-salaamien.
Nous sommes aussi passés dans la vieille cathédrale, qui est très kitsch; devant un café qui a accueillit le Che, au jardin botanique où un bout de cactus s'est enfoncé dans mon talon...
Pour les photos en plus grand et quelques autres, toujours la meme adresse : http://www.flickr.com/photos/lagazettedepaul
L'hotel est assez nouveau. Ma chambre est à 33000tzs, soit 20dollars en gros.
c'est assez simple à l'intérieur et c'est assez petit. mais il y a un balcon que je n'utilise pas car trop chaud :) et l'air conditionné. Ce qui me permet de dormir la nuit.
le bureau, c'est donc provisoire le temps que je puisse partir sur le projet.
Aujourd hui vendredi mon passeport n'est toujours pas revenu...
Là, c'est un endroit 'chic' à 10 min en voiture, 40 min à pied de l'hotel.
J'y ai eu quelques cours de swahili. C'est de la que part le bateau pour bongoyo island.
On y trouve un supermarché cher, des restaus et bars, des vendeurs de mobiliers et d'artisanat, un petit marché aux souvenirs, un vendeur de moteurs de bateaux.. bref vous voyez. Y a meme un cyber café, 2 fois plus cher qu'ailleurs mais tout aussi lent...
Je vais essayer de profiter du week end pour faire une excursion :)
Bonne journée
Paul