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J'ai entamé mes derniers jours sur le projet.
Je rentre en effet en Europe dans une douzaine de jours.
Ces dernières semaines ont été fort occupées. Nous sommes allés à Dar pour présenter les résultats du projet, nous avons eu la dernière réunion du comité directeur et aussi la visite de l'Ambassadeur de Belgique.
Ces derniers jours sont consacrés à la fermeture du projet, mettre tout en ordre avant de partir, transférer nos activités au district.
De mon coté, j'ai été déchargé des activités logistiques pour me consacrer à assurer un bon passage de témoin sur les différents logiciels que nous avons mis en place.
Notamment sur un programme pour aider à gérer l'assurance santé que le projet a mis en place il y a deux ans.
Aujourd'hui je devais travailler avec la personne qui va être chargée de ce programme pour être sur qu'il gère bien le programme, vérifier qu'il n'y a pas de 'trous' dans ses connaissances, qu'il sait gérer les problèmes et aussi qu'il y a bien fait le travail préparatoire pour imprimer les prochaines cartes de membres. Sachant que je ne serai plus là dans quelques jours, c'est assez fondamental.
Mais ce matin, pas moyen de le trouver. (Précisons que je l'ai vu hier après midi et qu'on a décidé de se voir ce matin pour travailler).
Après quelques investigations, j'en ai trouvé la raison : il a entendu qu'on cherchait qqun du département santé pour aller à un séminaire. Il s'est donc proposé déclarant qu'il n'avait rien à faire.. partant directement à Bukoba, sans avertir ni son chef direct, ni moi, et débranchant son téléphone depuis pour être sur qu'on ne va pas le rappeler...
En Tanzanie, les gens sont 'payés' pour assister aux réunions ou aux séminaires. Et il arrive donc souvent qu'il délaisse leurs taches, fussent elles très important comme dans notre cas, pour aller se faire un peu d'argent en assistant d'une oreille à un séminaire. D'une oreille car souvent les sémininaristes arrivent en retard, heures voire jours, s'échappent après le déjeuner.
Ce système est donc doublement problématique. Il écarte les personnes de leur responsabilités premières et n'améliore pas forcément leurs compétences.
Toujours est il que je ne vais plus voir cette personne. A moins qu'un de ses chefs ne se décide à le faire revenir (mais s'il est injoignable, ca sera difficile...). Du coup je vais partir sans avoir pu faire les dernières vérifications quant à sa maitrise du système.. ce qui pourrait etre assez problématique pour l'assurance santé en général si cette personne oublie, ou ne se souvient pas correctement des instructions. Et cela est malheureusement assez probable.
Heureusement je peux toujours travailler avec un autre collègue qui n'est pas directement responsable de l'assurance mais qui les assiste beaucoup. Le problème étant qu'il n'est pas sur que son contrat sera renouvellé fin décembre.
Voilà pour un dernier exemple des challenges auquel nous sommes confrontés quotidiennement ici. :-p
J'essaierai de poster quelques photos de ces dernières semaines bientôt.
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Après la video de la semaine dernière, voilà les photos de notre virée sur le lac.
Malheureusement, nous sommes partis péchés après une journée de pluie. Du coup, parait il, que c'était pas un très bon moment. Mais comme nous sommes partis avec une agence de tourisme locale, on ne pouvait pas changer.
On a passé malgré tout un bon moment, vu qu'on avait pris de quoi faire un pic-nic. Le pécheur qui nous accompagnait a pris 2 poissons mais tout petit.
Donc la perche d'un métre, ca sera pour une autre fois :p
Nous avons croisé beaucoup de pélicans pendant cette pêche. En ce moment, ils aiment squatter le clocher de l'église catholique en construction. C'est très marrant mais malheureusement un peu trop loin pour le zoom de mon appareil.
En route vers le large. Les cannes à peche en bamboo sur la droite, et oui : GOD IS GOLD ... (??)
Nous avons péché pas très loin de l'ile de Musila. Que l'on voit très bien de Bukoba. nous ne sommes donc pas allés très très loin..
David l'Australien et Jonathan l'américain. Plus actif à discuter qu'à pécher. Meme si ce sont eux à l'origine de cette sortie peche !
D'abord enthousiaste et optimiste...
Puis méditant :p
Moi j'observe, David préfère discuter, Kate fait semblant d'attraper une perche...
Les cannes sont en Bambou, les poids sont de vieux clous. On peche avec une herbe verte qu'aime bien les tilapias parait il. Pour la perche, c'est plutot de l'ugali ( la polenta locale).
Elle parait petite comme ca, mais ca faisait au moins... 10 cm :p
Enfin d'aprem, la lumière sur le lac était très agréable et nous a offert une belle vue.
Petite photo souvenir du groupe
A bientôt pour de nouvelles aventures :)
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Fin aout, j'ai profité de la venue de 2 amis de l'ENSAI pour passer quelques jours à Zanzibar.
Cette fois-ci, j'y suis allé en bateau. Ca met deux heures environ et c'est beaucoup moins cher que l'avion, en particulier pour les résidents.
Sous le soleil, c'est plutot agréable.
Et on a des vues sympa qd on arrive :
Mais revenons à mes photos de la premiere plage visitée :
Après cette journée fort agréable, le dimanche nous avons fait l'habituel spice tour. C'était mon 3ieme et je suis toujours aussi ignare qd il s'agit de reconnaitre les épices...
Arnaud et Rachid découvre les joies des chapeaux et cravates en feuille de cocotier. :p
Bon je ne peux pas les coller plus, mais c'était censé de référer à la peinture de Della Francesca
Finalement, comme dernière excursion, nous avons été voir les tortues de l'ile changu. Comme le temps n'était pas extra, nous étions les seuls. Ces tortues là ont plus de 50 ans. Peuvent aller jusqu'à 150 ans apparement..
Heureusement qu'elles sont lentes et n'ont pas de dents aiguisées, sinon, ce ne serait pas très rassurant :)
Concluons ce post par une photo de Rachid nous saluant :) lors du retour vers stonetown
Du site web de la CTB :
La décentralisation, clé d’accès à plus de démocratie
La réforme des administrations locales en Tanzanie
Depuis une dizaine d’années, la ‘décentralisation’ apparaît souvent comme la formule qui permettra d’améliorer les services publics au Sud et de garantir plus de démocratie pour les citoyens. Évidemment, la ‘décentralisation’ n’est pas la panacée pour tous les pays en développement et heureusement, des variantes très diverses sont appliquées dans les différents pays. La Tanzanie vit depuis la fin des années ‘90 son propre processus de décentralisation, qui connaît un succès grandissant.

La Belgique est un des partenaires du programme de réforme des administrations locales (Local Government Reform Programme - LGRP). Ce programme de réforme, auquel la Belgique apporte depuis 2007 une assistance technique, a été élaboré en 1997, quelques années après l’introduction du pluripartisme en Tanzanie. La clé de cette stratégie de réforme est la 'Decentralisation by Devolution'. Le but est de rendre les autorités de district responsables du développement économique et social, à l’aide de la décentralisation des responsabilités et des moyens du niveau national vers le niveau des districts. De meilleurs services publics doivent ainsi également se mettre en place, avec une responsabilité accrue envers les citoyens.
Un élément important de cette réforme est le Local Government Capital Development Grant (LGCDG). Ce système a été mis en place début 2005 en tant que petit paquet de subsides multisectoriels pour 47 districts, et a déjà été étendu à l’ensemble des 132 districts après 3 ans. Tous les ans, des fonds sont attribués à chaque district à des conditions identiques, sur base des chiffres de population, de la surface et du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Le district peut alors utiliser ces fonds en fonction de ses propres priorités afin de mettre en oeuvre des plans de développement locaux.
De cette manière, les communautés locales ont accès à de meilleurs services publics et les autorités locales ont l’occasion de développer leurs propres capacités. Le système de subsides comprend également des allocations sectorielles, comme pour l‘agriculture ou les travaux hydrauliques. Même au sein de ces secteurs, les autorités locales peuvent définir leurs propres priorités dans de certaines limites. L’objectif est que d’ici 2010, un quart du budget public national passe directement aux districts.
Ces transferts financiers aux autorités locales contribuent activement à la démocratisation et à la lutte contre la corruption en Tanzanie. Les conseils de districts doivent maintenant décider eux-mêmes de la façon dont les fonds sont utilisés, et doivent justifier leurs choix envers les citoyens. Ce système offre plus de liberté aux districts pour définir eux-mêmes les priorités afin de mener une politique adaptée aux nécessités locales. En même temps, le citoyen reçoit la possibilité de contrôler la façon dont les fonds sont utilisés et il peut en tenir le conseil de district responsable. Ceci contribue à la lutte contre le détournement des fonds publics.
Le système de subsides est entièrement géré par les autorités tanzaniennes. Ce sont également les autorités centrales qui définissent les conditions auxquelles les districts doivent répondre pour recevoir des fonds. La contribution des donateurs internationaux est strictement financière.
Le système de subsides tanzanien est donc en totale conformité avec la Déclaration de Paris, qui vise un alignement maximum des différents donateurs avec les procédures et instituts nationaux ainsi qu’un leadership marqué du pays partenaire dans sa propre politique de développement.
Par le biais du programme de coopération 2003-2007, la Belgique a libéré 10 millions d’euros afin d’appuyer le système de subsides. Les autres donateurs sont l’Union européenne, les Pays-Bas, La Norvège, la Finlande, la Suède, l’ Allemagne et l’ Irlande.
-------------------------------------Bon ca c'est la théorie. Au niveau des districts, tout ne se passe pas aussi facilement qu'on en a l'impression dans cet article.
Par exemple, en ce moment, il y a des problèmes dans mon district au niveau des écoles secondaires. Elles étaient gérées au niveau central jusqu'à présent et passent en ce moment au niveau du district. Mais la gestion de ce passage n'est pas évidente. Personne n'a plus l'air de savoir qui est vraiment responsable. Du coup, l'affection de nouveaux prof dans les différentes écoles est retardée et d'après ce que j'ai compris ils n'ont pas vraiment d'idée qd et comment ca va être réglé. Cela dit, c'est un problème d'ajustement compréhensible..
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Quelques nouvelles de mes activités et du projet.
Aujourd hui je suis reparti vers une visite de supervision dans les villages pour voir où en étaient les réhabilitations dont je parlais dans le billet de tantôt. J'ai la grande joie de vous annoncer que c'est enfin fini, et à peu près correctement fait. Fini.. cet ensemble là, en tout cas. Je ne sais pas combien de temps les batiments vont rester comme ça car la qualité générale me semble assez faible, mais bon, c'est déjà mieux qu'avant pour l'instant. Je me demande aussi quand le staff va commencer à utiliser les nouvelles pièces, les incinérateurs ou encore les coffres. Car, par exemple, les coffres n'avaient pas de problèmes de fabrication et sont donc prèt depuis plusieurs mois, mais ils ne sont toujours pas utilisés. Je ne sais pas trop pourquoi..
Malheureusement parallèlement à cette supervision de réhabilitation, je me suis aperçu d'un autre problème. Un des gros problèmes du district, voire de la Tanzanie en général, c'est le data management. Il y a plusieurs mois, nous avons de haute lutte réussi à organiser un 'atelier qualité' pour le staff des dispensaires (et pour le staff du district) pour essayer d'améliorer la qualité des données que nous recevons. C'est à dire essayer d'avoir des données, si ce n'est exactes, au moins possible et réaliste. Pour cela, avec le staff du district, nous avons mis au point une check-list assez simple. Puis durant l'atelier nous avons travaillé sur cette check list afin de l'expliquer et de l'essayer sur les données du premier trimestre. Lors du debriefing, le staff du district était assez content mais a trouvé qu'il fallait améliorer cette liste avec quelques autres points puis l'envoyer dans tous les dispensaires pour leur servir d'aide mémoire. Très bien. Sauf que l'officier responsable 'données' n'a jamais organisé de réunion pour rediscuter la liste et encore moins penser à distribuer la liste existante aux dispensaires. Du coup, les dispensaires sont en train de leur renvoyer les rapports du trimestre passé sans checking préalable. Et le plus fou, c'est qu'au niveau du district les rapports ont commencé à être rentré dans l'ordi sans vérification non plus. Comme si, l'atelier d'il y a 3 mois n'avait jamais eu lieu... Bref... heureusement, pour les dispensaires que j'ai visité aujourd hui, les formulaires étaient à peu près bien remplis. L'atelier qualité a donc porté un peu ses fruits à ce niveau là au moins.
Toujours au niveau informatique, nous cherchons toujours à mettre en place un systeme informatique pour gérer la pharmacie centrale. Mais nous avons du mal à trouver un logiciel adéquat. Soit trop compliqué, soit trop cher, soit trop rigide etc.. Du coup je télécharge pas mal de logiciels à l'essai pour les faire tester au pharmacien. Malheureusment celui ci a été assez occupé, et est maintenant en vacances. Du coup, toutes mes licences temporaires d'1 mois vont expirer avant que quelq'un du district ne jette un oeil dessus.. La solution : enseigner l'informatique à un assistant pharmacien qui est là depuis peu, qui est charmant, rapide d'esprit mais qui n'a jamais touché un ordinateur de sa vie... donc ca va etre difficile de lui enseigner assez pour qu'il puisse gérer le choix d'un logiciel... Cela dit, je suis assez content de cette activité car je sais que c'est quelque chose qui va durer. Ce Owon est motivé, retient, pose des questions. Une fois qu'il aura compris et assimilé, il n'oubliera pas. Ca change de mes autres expériences d'"enseignement' avec d'autres personnes qui en fait veulent que je leur 'apprenne' en faisant le truc à leur place et qui oublient aussitot fini et qui reviennent 1 mois après pour apprendre à nouveau... Donc je suis plutot content de travailler avec ce Owon, même si ce n'est pas la solution espérée pour la gestion informatique de la pharmacie. J'imagine qu'ils vont devoir se contenter des livres d'inventaires et des gros classeurs pour encore un moment :(
Même constat pour l'assurance santé communautaire. La mise en place d'un système informatique pour la gestion et pour les comptes se rélève problématique. Le montage financier n'est pas unifié, chaque acteur du projet a son idée sur 'comment ca marche' alors forcement pas facile de se lancer dans les comptes qd ce n'est pas clair. Mais rassurons nous, une réunion de concertation va avoir lieu "demain".. :-/ Nous verrons. J'espère que ca sera le cas car mon boss part en vacances la semaine prochaine, et s'il n'est pas là pour activer un peu la machine, ca peut parfois prendre du temps. Quant au système de gestion, personne ne supervise vraiment la personne qui s'en occupe pour lui demander des comptes sur ses progrès. Du coup, ca n'avance pas. Bien sur, on me dit de superviser mais c'est juste pour se débarasser du pb. Il ne m'écoute pas vraiment, et d'autres collègues lui donnent d'autres choses à faire qd il devrait etre concentré sur notre programme. Donc pas facile d'avancer, d'autant que le programme qu'il doit préparer est assez compliqué.
Au delà de ces activités au jour le jour, en juin, le comité directeur a décidé de proposer une extension de 2 ans pour le soutien de la CTB au district. Cependant, ca sera plus par un appui financier et le staff du projet finira comme prévu en décembre. Pour ce second trimestre, en plus de finir les activités pour lesquelles nous étions en retard, nous devons transférer petit à petit les activités du projet au district et organiser le départ du projet sous sa forme actuelle.
Voilà pour quelques nouvelles du 'front karagwéen' :)
A la prochaine.
P.
Il y a quelques mois un groupe de blancs sont venus en Karagwe.
Ils se sont rendus dans une carrière de sable près de mon village. (bientot 1 photo de ladite carrière)
C'est un coin un peu perdu et il faut vraiment connaitre le coin pour y arriver.
Pourtant, d'après mes sources, ils n'étaient pas accompagné par des tanzaniens.
Ils sont arrivés en fin d'après midi. Puis ils ont pratiqué une cérémonie qui
impliquait le sacrifice d'une chèvre. Ils ont dormi dans la carrière et sont repartis
le lendemain.
Qui étaient ils ? Que faisaient ils là ?
Mystère...
Pour une fois, nos amis de Bukoba sont venus nous voir à Kayanga.
D'habitude c'est nous qui allons là bas.
Nous avons passé un bon petit week end ensoleillé.
Entre autres :
All the girls were just crazy about that. And I was not able to obtain even one !!! Especially Chandrika who got 2 !!!
Toutes les filles ont raqueté la récolte. J'ai rien eu pour me scruber les pieds :(
Je vous abandonne pour quelques jours. Je quitte mon havre demain après le boulot. Direction Ouganda et ses nombreuses chutes d'eau incroyables.
A la semaine prochaine !!!