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Quelques photos prises au cours d'un voyage de 1500 km fait en deux fois 13h de route.
Un si long voyage n'est pas sans problème. Le chauffeur, fatigué, a mis du diesel au lieu de mettre du super. Du coup, il a fallu vidé le réservoir etc.... et un ^peu plus tard, une de nos roues a explosé...
A Dodoma, capitale officielle du pays. Mais à part le parlement, je n'ai pas vu grand chose. En fait, tout le monde est à Dar es Salaam.
Au final, ce fut un long voyage mais c'était bien pour une fois de voyager au sol. Les couleurs de la brousse sont merveilleuses mais passent assez mal à l'appareil photo, du moins, avec le mien. J'ai pu constaté qu'il y a très peu de coin vraiment tres très secs : quelques passages où une terre un peu aride avec des arbrisseaux mais qui étaient tout de meme verts au final. Et malgré un soleil qui tape fort, il y a souvent un vent froid qui rafraichit pas mal. Une grande partie du voyage se fait à plus de mille mètres d'altitudes.
Sixième jour
Gros programme aujourd’hui. Ce matin, une demi-journée adrénaline avec descente en rappel d’une gorge et saut dans le vide sous plusieurs formes (mais pas bunji jumping). Puis si possible l’après midi au Zimbabwe et une rencontre avec des lions. Ce passage au Zimbabwe va me coûter une petite fortune en visa car il faudra que je repaie pour re-rentrer en Zambie. Dans le train, je n’ai pas pensé à demander un visa double entrée. Je ne sais même pas si c’est possible.
13h
Waouhhh. J’ai survécu à ma matinée sportive. Seul touriste de la matinée pour cette activité, une vingtaine de zambiens hypermusclé aux petits oignons avec moi !
J’ai commencé avec une descente en rappel d’une cinquantaine de mètres.
Impressionnant. J’avais de vagues souvenirs des cours d’escalade du lycée et de prépa. Donc, je savais déjà un peu gérer l’affaire. Evidemment la falaise et les cinquante mètres du dessous ne sont pas très rassurant mais une fois lancé, c’était tenable et permettait de profiter de la vue en descendant.
Je suis donc arrivé en bas sans encombres. Juste les mains un peu brûlées à travers les gants par le câble qu’on doit laisser filer pour descendre. Ca s’évite mais je n’ai pas trop compris comment. Du bas de la gorge, il faut tout remonter en suivant un peu sentier escarpé plein de rochers sous un soleil de plomb pendant une vingtaine de minutes accompagné par des mouches et des lézards.
Deuxième activité
entreprise, le flying fox. Un câble est tendu entre les 2 bords de la gorge, je
suis équipé d’une sorte de harnais avec le câble passant dans le dos. L’idée
est de courir, de plonger puis de ‘voler’ tel superman à l’horizontale sous le
câble.
Pour mon premier passage, et première confrontation avec une activité de la sorte, je n’ai pas couru.. Juste penché en avant au bord de la gorge et hop c’était parti. La seconde fois, j’ai couru un peu, petites foulées, et sauté. Une fois décollé l’impression de ‘superman’ est vraiment là et c’est très cool. Notamment pour le paysage et avec les oiseaux qui planent un peu en dessous de soi ou sur les cotés. Ce n’est pas l’activité qui fait le plus peur une fois dedans mais c’est sans doute la plus difficile à se lancer… courir et plonger, faut être fou quand même…
Enfin dernière
activité, qui pour le coup donne un bon coup de sang, le gorge swing.
Là, on
est au bord de la gorge. On fait un pas en avant, on tombe en chute libre
pendant une cinquantaine de mètres – 4 seconds – puis on arrive au bout du
câble et on glisse d’un coté de la gorge à l’autre. Le fait de se pencher et tomber
est plutôt plus facile que courir et sauter, mais la chute est assez terrible.
Une fois la chute passée, la coté ‘balance’ en position assise est plutôt
agréable. Mais la chute…
passés les premiers instants d’incompréhension, c’est le cri, dont on m’a dit qu’il ressemblait à une vache ( :-p ), puis après une ou 2 secondes, j’avais l’impression d’être le coyote de bip-bip, moulinant les pieds et les jambes pour trouver le sol inexistant. Stupide mais totalement irrépressible. Malgré tout, j’y suis retourné une seconde fois. Mais même résultat !
Je suis assez ‘fier’ de l’avoir fait. Même si j’ai préféré le flying fox. Cela dit, pour ces deux activités, ça ne m’a pas donné des sensations si incroyables que je ne rêve que de recommencer.
Après tout cela, je suis passé en ville pour acheter mon billet de bus pour renter à Lusaka le lendemain. Et je redécolle dans quelques instants pour le Zimbabwe.
20h
Je viens de déguster un burger au bleu.. miammmm.
Ce qui vient conclure une super incroyable géniale journée. Rien que ça !!
Après cette
matinée sportive, je suis donc parti pour le Zimbabwe.
J’ai eu quelques soucis
avec mon activité ‘rencontre avec les lions’. Personne n’est venu me chercher à
la frontière comme c’était convenu. Du coup, après avoir attendu un moment, je
me suis mis en route vers le pays de Mugabe.
A pied. Je suis passé sur le pont
qui fait frontière et d’où se pratique le bunji jumping. J’ai admiré quelques
sauteurs au dessus du Zambezi. Beau spot mais très impressionnant.
J’ai du mal à croire que le bunji jumping donne moi de sensation que le gorge swing, comme c’est indiqué dans mon guide et comme un voyageur qui a fait les deux me l’a confirmé… Toujours est il qu’après avoir franchi la frontière j’ai demandé à des chauffeurs de compagnie touristique s’il connaissait ma compagnie et ils ont bien voulu me prendre dans leur voiture pour m’emmener en ville au bureau de la compagnie. De là, j’ai rejoint la zone aux lions. J’ai raté toute la présentation mais suis arrivé à temps pour la sortie dans le bush.
Cette activité
fait partie d’un projet de sauvegarde et de réinsertion des lions. Ils élèvent
des lionceaux orphelins pendant un peu près un an. C’est pendant cette première
année qu’on peut venir marcher avec eux dans le bush. Les animaux ne nous
voient alors pas encore comme des proies et ça leur permet de découvrir la
nature sauvage accompagnés. Ensuite, quand ils commencent à sentir le bacon
sous les shorts et les jupes, ils sont emmenés dans une zone close mais sauvage
où ils s’habituent petit à petit à la vie sauvage.
Puis dans une autre zone plus grande, où ils sont laissés à eux même mais donc toujours dans une zone protégée. Dans cette zone, les lions se reproduisent et élèvent leurs lionceaux sans aucun contact avec l’homme. Ce sont ces lionceaux qui seront ensuite relâchés dans la nature. Les lions que j’ai vus aujourd’hui resteront toute leur vie dans une zone sauvage mais close et protégée. Ils n’auraient pas assez peur de l’homme pour vivre très longtemps autrement.
Toujours est il
que l’expérience est exceptionnelle.
Etre avec deux lions, Sarango et Swahili, entre les arbustes de la savane africaine,
marcher avec eux, derrière eux,
les toucher, c’est vraiment une sensation excitante. A un moment alors que j’étais à genoux derrière les lions pour faire une photo, la main sur l’arrière train pour lui faire sentir ma présence
et ne pas le surprendre, l’un d’eux s’est retourné
brusquement et s’est retrouvé le museau sur mes jambes. Un peu de stress,
encore plus pour les gardes que pour moi je pense, mais il a juste tourné la
tête et été s’asseoir un peu plus loin.
On nous avait bien expliqué qu’il ne
fallait pas s’enfuir en courant pour ne pas provoquer de réflexe de chasse.
Une
fois la ballade finie, on les a ramené dans l’enclos où ils dorment la nuit car
à un an, ils ne sont pas encore assez vieux pour se protéger totalement des
autres animaux et notamment des hyènes.
Leurs pattes énormes m’ont impressionnées. Il parait qu’elles ne cessent jamais de grandir et elles peuvent faire jusqu’à la taille d’une assiette !!
Mon milk-shake se
termine (quelles bonnes et savoureuses vacances !!). Demain, je dois me
lever tôt pour ma dernière découverte dans les environs : un mini safari à
dos d’éléphants !!!
Je vous laisse avec l'heure de la boisson :
Jour 1, 2 et 3 dans les posts précédents.
Quatrième jour
7h de bus entre Lusaka et Livingstone. Plus que je ne le pensais, et ce malgré une route en macadam sur les 4 cinquièmes du chemin.
Le paysage était monotone : plaine et arbuste.
J’ai un peu l’impression d’être sur la route 66 aux USA. On file droit devant avec en fin de journée un super soleil couchant.
J’ai choisi de loger aux Faulty Towers. Un backpacker. Pas beaucoup de monde à cette période. Je suis en train de manger au restau qui se trouve juste derrière ‘l’hippo’. Au menu, de la mozzarella frite et une salade au bleu. Contrairement à Dar, où parfois, le produit n’a que le nom, ici, le goût est au rendez-vous.. miam miam
Cinquième jour
Relaxe et repos ce matin, au bord de la petite piscine, à l’ombre d’un manguier.
Je suis aussi occupé de la réservation de différentes activités. Le plan que j’avais repéré sur Internet n’est finalement pas possible car il est proposé par une agence Zimbabwenne.
J’ai donc réservé avec l’agence de l’hôtel. Activité par activité, ce qui revient assez cher. Mais pas moyen d’avoir un package.
Pour l’instant, à mon programme, un survol des chutes Victoria en hélicopter, un mini safari à dos d’éléphants et une activité ‘adrénaline’ avec descente en rappel d’une gorge et un saut du haut de la gorge.
Je suis aussi faire un tour en ville. La encore, atmosphère bien dynamique. J’ai acheté mon billet d’avion pour rentrer sur Dar. Je vole avec Zambian Airlines. Espérons qu’ils seront meilleurs que les trains… Je voulais acheter mon billet retour sur Lusaka, d’où je prendrais l’avion mais ce n’est pas possible 2 jours en avance pour une obscure raison.
Dans 10 minutes, une voiture doit passer me prendre pour m’emmener à l’héliport. J’espère que ça sera cooli. En tout cas, il ne pleut pas comme hier. Donc ça devrait être de bonnes conditions…
17h
On est bien venu
me chercher. Avec une grosse land-rover customisée pour touristes, avec une
grosse inscription ‘helicopter ride’.
J’étais un peu ‘fier’ dans cette voiture, premier passager à y monter. Mais, ensuite, j’ai découvert que cette activité ne brillait pas par une moyenne d’age très jeune. Mes compagnons de vol : une américaine de 83 ans à coté de ses pompes et un couple de retraités australiens. Logeant tout trois dans les hôtels 5 étoiles du coin. Cela dit, sympathiques.
Notre pilote était une autrichienne qui vit et travaille depuis une 10zaine d’années en Afrique. Cool idée !
Le vol en hélico est très différent de l’avion. C’était mon premier vol. 15 minutes.
Le coin à survoler est sans doute presque parfait pour une première fois. Nous sommes allés survolés les chutes Victoria. Au début, j’étais un peu mécontent car on m’avait attribué le siège du milieu (d’autant que l’américaine, sans doute envoyé par sa famille pour avoir un break de quelques heures, regarda à peine par la fenêtre durant tout le vol.).
Mais, au final, c’était pas mal. Si
c’était un peu plus compliqué pour prendre des photos, j’ai pu en prendre à
droite et à gauche et ainsi profiter des 2 passages au dessus des chutes. La
vue était impressionnante. Elle m’a permis de bien voir la différence entre le
coté Zimbabwe et le coté Zambien. En ce moment, ce sont les basses eaux et il
n’y a presque pas de chutes du coté Zambien.
En revanche, ça tombait bien du
coté Zimbabwe.
Au-delà des chutes, une belle vue sur la rivière et sur les nombreuses gorges qui suivent le fleuve. En survolant le fleuve et une petite île, nous avons même aperçu un hippopotame et des éléphants.
Apparemment, un truc à la mode est de filmer les touristes pendant toute la durée de l’activité puis de proposer la vente d’un DVD personnalisé pour 40$ supplémentaires. Une personne avec une caméra digitale nous a donc suivi avant le décollage et après l’atterrissage. Pour cette activité, ce n’était pas très excitant, mais cela dit c’est une bonne idée, que je n’ai jamais vu en Tanzanie.
En tout cas, malgré un coût de près de 10$ la minute (sans doute un des trucs les plus chers que je n’ai jamais fait au niveau prix/minute), ça valait la peine.
Pour me remettre de mes émotions (si si), j’ai testé de retour à l’hôtel un massage ‘zambien’. Pas bien compris en quoi il était ‘zambien’ mais bon…
23h
Puis je me suis rendu dans un restaurant proposant des plats traditionnels sur fond de musique et danse locales.
Surprise à l’arrivée, à peine franchi le portail, tous les serveurs se précipitent vers moi, s’agenouillent, inclinent la tête et m’applaudissent. Tous et toutes sont vêtus d’habits traditionnels et ont leurs visages peints. Un accueil déconcertant :p
Une fois attablé, j’ai écouté et regardé le groupe de musique traditionnel. Puis, à nouveau, sous les applaudissements, j’ai reçu la boisson fermentée de bienvenue traditionnelle, à base de racines. Originellement, je pense que ça doit être aussi infect que la bière de bananes dont ça m’a rappelé un peu le goût. Mais, en plus léger et plus sucré, pour les besoins du restaurant je pense, ce n’était pas si mauvais.
Puis est arrivée mon entrée : les crevettes de l’Afrique, selon le mot de l’ex président Zambien : de petits vers frits avec une grosse tête rougeâtre et translucide. J’en teste un sans trop regarder.. ca va, je me dis que ça a vaguement le goût de bacon. La plupart sont très croustillants. Miam miam.
Le reste du dîner était plus convenu mais sur fond d’une agréable musique.
Pour revenir sur l’ex président zambien, il est mort à Paris récemment d’une maladie. Il me semble qu’il était un des rares présidents à dénoncer sans retenue Mugabe. L’élection est prévue à la fin du mois. Beaucoup d’affiches électorales sont visibles, des gens se promènent avec des stickers collés sur leurs chemises pour leur candidat. Il ne semble pas y avoir de grosses tensions. Cela dit, les candidats sont plus jugés pour leurs origines ethniques ou géographiques que pour leur programme. Comme souvent, malheureusement en Afrique. Quand je demande aux Zambiens pourquoi ils votent pour tel ou tel, la première réponse est ‘parce que c’est le meilleur, bonne politique etc…’ Ensuite si je demande des précisions, notamment en ce qui concerne les différences entre les candidats, là ils sont moins loquaces. Si j’insiste encore en demandant comment ils choisissent s’ils ne voient pas de différences, on arrive à la réponse ‘parce qu’il est de mon ethnie / région’. L’idée derrière c’est que le Président va favoriser ‘les siens’ ou en tout cas sa région. Donc jamais quelqu’un du Nord ne va voter pour un candidat du Sud. Si, en Zambie, je n’ai pas eu l’impression que ça pouvait mener à des violences, c’est le même type de ressorts qui jouent dans de multiples crises. Un autre facteur qui m’a été avancé est l’age du candidat. Un homme âgé semble moins disposé à détourner des ressources pour son propre compte car il a sa vie derrière lui. Il a déjà accumulé. Alors qu’un plus jeune, lui, va vouloir acquérir le plus possible pour préparer son vieil age.
C'est mieux de lire dans l'ordre chronologique ! Jour 1 & Jour 2 sont dans les posts juste en dessous.
Troisième Jour
7h50
Encore une fois, réveil juste avant l’arrivée du serveur. Même petit déjeuner qu’hier : œufs, deux saucisses, mais cette fois-ci je dois payer en Kwacha. Mes shillings ne servent plus à rien même si le gars en a plein les poches. Il insiste pour que je paie en monnaie zambienne.
10h20
Le train vient de dérailler !!!!
10h30
Etant dans le
sens de la marche, je suis projeté en avant. Pas trop violemment, heureusement,
car ma voiture est situé en queue de train. Mais en jetant un œil à
l’extérieur, on voit les voitures de tetes qui sont sont penchées soit
totalement renversées.
Apparemment, le chauffeur dormait et quand il s’est
aperçu qu’il y avait une station où s’arrêter, il a utilisé le frein d’urgence.
Résultat : une locomotive et un wagon de fret totalement renversé et les
wagons de 3ème classe en dehors des rails. Quelques blessés, légers,
semble t il.
John et Agrippa ont
décidé qu’on devait rejoindre la route au plus vite afin d’être parmi les
premiers à attraper un bus.
Autrement tous les passagers vont faire cela
dans quelques minutes et ca sera la galère. Nous allons donc partir avec nos
bagages à travers le bush pour rejoindre la route qui semble à quelques
centaines de mètres de là. Bienvenue sur le sol Zambien…
12h
Après une vingtaine de minutes, un minibus nous a embarqué pour rejoindre la ville la plus proche. De là, nous devrions en trouver un autre qui nous amènera à la ville terminus du train et la voiture de John. Je sens que je vais devoir réviser mon planning de vacances car les retards s’accumulent…
Au passage, dans un bus, je goûte à la cassave crue. Pas mauvais.
15h
Arrivée à Mposhi Kakiro. La voiture de John est bien là.
20h
Le trajet en voiture a été bien agréable. Une belle route en dur. Ca m’a donné l’occasion de regarder les paysages (plaines boisées) et les villes zambiennes. J’ai un peu la même impression qu’en Ouganda ou au Rwanda. Tout est bien plus dynamique et moderne qu’en Tanzanie. Les paysages sont assez proches d’une route nationale en campagne en Europe dans les coins un peu secs. John nous a emmené dans un hôtel dont il a préparé le câblage électrique. Très bon restaurant. Notamment des ribs sauce aigre douce… un régal !
Ils ont fini par me déposer dans une guest house sympa où il y a … une baignoire !!! A moi le bain bien chaud. John viendra me chercher demain matin pour m’emmener à la station de bus
Deuxième Jour :
8h :
Finalement les grosses couvertures ont été bien utiles pour passer la nuit. Il a fait assez frais. Malgré de fréquents arrêts et saccades, j’ai à peu près bien dormi. Je viens de me réveiller. Juste à temps pour commander mon petit déjeuner. Hier le dîner, bœuf-frites, était honorable.
Ce matin, les paysages que nous traversons ressemblent à des forêts et collines européennes arides. C’est très différent des forêts de bananiers auxquels je suis habitué dans ma région.
16h :
Arrivée à Mbeya.
Depuis une petite heure, on recommençait à voir quelques signes
d’urbanisation : des routes en dur, des pylônes, des parcelles bien
délimitées. Kerin nous a quitté pour poursuivre sa découverte de la Tanzanie.
John n’a pas réussi à le persuader de continuer sa route vers la Zambie, son
pays aux mille et unes merveilles. La gare de Mbeya est assez grande et il y
règne pas mal d’activités.
Dans les couloirs du train, de nombreux changeurs d’argent passent voir les passagers pour leur proposer de changer shillings ou dollars en kwacha, la monnaie zambienne. Pour ma part, j’avais pris la précaution de changer un peu d’argent à la gare de Dar Es Salaam.
Le train en provenance de Zambie est sur l’autre voie. Apparemment, les trains se croisent toujours à Mbeya. Et si l’un est en retard, il faut attendre qu’il arrive pour que l’autre puisse repartir. Cette fois-ci, c’est notre train qui est arrivé en dernier.
Le temps d’arrêt est au minimum est 45 minutes le temps de vérifier les machines.
Mes compagnons zambiens sont partis se promener. Je reste dans la cabine pour surveiller mes sacs car il n’y a pas de clés pour fermer. Tout le monde a l’air de pouvoir se promener dans le train sans problèmes et on m’a conseillé plusieurs fois de bien faire attention à mes affaires car les chapardages ou vols sont assez fréquents aux grands arrêts.
Quelques personnes, probablement des ‘big men’, se font prendre sur le quai directement en voiture ! C’était d’ailleurs pareil à Dar Es Salaam.
Que d'anciens sur la route ! Pas très rassurant !
Je reviens d un séjour en Zambie.
Ci dessous, le
journal que j ai essayé de tenir pendant ces vacances.
Seulement la première journée pour l'instant.
Les photos seront ajoutées au fur et à mesure.
Premier Jour 13h
Après de longues hésitations, je commence mon voyage vers les chutes Victoria. L'envie du voyage, de découvrir un plus la région et les pays environnants ont finalement eu raison de l idée concurrente pour ces vacances : apprendre la plongée a Zanzibar.
Le passage de mon pote Arnaud a la maison, le récit de ses aventures et le fait qu'il ait vu plus de la Tanzanie en 3 semaines que moi en deux ans m a aussi remotivé à me bouger un peu.
Pour me rendre en Zambie, je prends le train TAZARA qui est censé être un des plus ponctuels du coin. Départ aujourd hui à 15h50. Arrive prévue le surlendemain matin vers 9 heures. Le train ne va pas jusqu'à Lusaka, capitale de la Zambie mais s arrête 3-400 km au nord a Mposhi Kakiro. De la, un ou deux autres bus devraient me permettre d atteindre Livingstone, ville la plus proche des chutes Victoria, où je me poserai probablement.
Pour l'instant je profite d être a la capitale pour prendre un petit lunch avant de commencer ce long trajet en train. Je teste le fast food local nomme Steers. Pas ce qui se fait de mieux niveau repas a Dar... Mais bon, un petit hamburger frite, je n'ai pas ça tous les jours dans mon coin recule.
Le terminal de bus est à l'extérieur de la ville, juste avant l'aéroport : une bonne vingtaine de minutes s'il n y a pas de bouchons. Car oui, les centres villes des capitales africaines, c'est presque pire que Paris ;p. A dar, c'est bien rare de ne pas avoir trop de trafic en journée. Il me reste une heure avant le reporting time. Il est donc temps que je me prépare à décoller
16h
Je suis dans le train. Nous sommes partis juste a l heure. Départ plutôt bien organise. Assez impressionnant pour la Tanzanie...
Le train parait un peu vieux. Il y a eu une panne il y a 3 jours avec un retard de 8h en attendant la nouvelle locomotive.
Mes voisins de chambres : Kerin, un anglais bien chevelu, un peu roots, il passe quelques mois en Afrique en faisant des volontariat ici et là et il veut maintenant aller découvrir Mbeya et faire de l'escalade si j ai tout compris. Il m'a donné envie d'aller découvrir l'île de Mafia, bien au sud de Dar, où on peut nager avec des requins poissons. Ca a l'air assez extraordinaire... Les deux autres sont des Zambiens venus chercher à Dar des pièces qu'ils ne trouvaient pas à Lusaka pour la voiture de l'un deux, John. L'autre répond au nom assez fou d'Agrippa ZULU. Apparemment ils ont eu bien des soucis avec les Tanzaniens à cause de la langue. S'ils parlent très bien anglais, ils ne parlent pas du tout swahili et les tanzaniens qu'ils ont rencontré ne parlaient pas anglais assez.
Avoir imposé le kiswahili comme langue nationale est reproché au premier président tanzanien, Nyerere. Que ce soit en Ouganda, au Rwanda ou en Zambie, j'ai entendu le même refrain : c'est un frein au développement, au commerce Est Africain etc.. Et c'est vrai que la différence est flagrante au niveau dynamisme et commerce entre la Tanzanie et les autres pays que j'ai pu visité aux alentours. Cela dit, utiliser le kiswahili a renforcé voire donné un sentiment national, et a laissé les 'ethnies' en arrière plan. Ce qui n'est pas le cas dans ces autres pays ou l'anglais est utilisé comme langue de langue de communication mais où chaque région parle en fait sa langue, avec des inimitiés plus ou moins profondes entre les différents groupes. En Tanzanie, il y a aussi des clichés entre les groupes mais ils ne me semblent pas aussi profonds et sensibles que dans les pays environnants.
Le train a traversé les banlieues pauvres de Dar. Beaucoup de détritus les longs des voies. Niveau vitesse, c'est comme un TER en sortie de gare.. pas très rapide donc. Nous avons environ 1000km à faire en tanzanie. Nous devrions atteindre la frontière vers 17h demain.
Un employé vient de passer pour nous proposer à boire. Il se promène avec son cageot de boissons. Le prix est le même qu'à terre. C'est toujours quelque chose qui m'étonne un peu, à part dans les restaurants chics ou les hôtels, le prix de la bouteille est le même que je sois tout au fond du Karagwe ou dans les boutiques de Dar.
16h30 : Nous venons de passer notre premier tunnel. Assez long et aucune lumière dans le train. Assez impressionnant. Le plus long fait 1,3 km et tout le train est à l'intérieur. Mais nous le passerons pendant la nuit.
A l'extérieur,
c'est la brousse. Parfois aucune trace d'habitation, et c'est assez étranger de
voir la tête du train pourfendre la nature comme ça.
18h10 : Nous
sommes déjà quelques heures en retard sur le planning. Nous ne verrons pas les
animaux de la réserve de Selous. Mais nous assistons à un super coucher de
soleil sur des collines. Les nuages sont presque violets, ils entourent un
soleil rose-Orange.
Depuis assez longtemps, je me disais que je devais me rendre dans le district
au Sud de ma région, celui qui jouxte Karagwe, le district de Ngala.
Ce week-end était censé être LE week-end Ngala.
J’avais acheté les billets jeudi pour moi et Chandrika. Départ samedi matin à 9h30.
Après avoir fait l’ouverture de la banque pour prendre un peu d’argent, nous partons donc à Omurushaka, village de départ du bus, à une vingtaine de minute de mon propre village.
Le bus est là, il n’est pas trop en mauvais état, nous avons de relativement bonnes places. Tout commençait donc bien. Nous sommes même partis à peu près à l’heure.
Peu après le départ, il recommence à pleuvoir. Une petite pluie par rapport aux pluies diluviennes que nous avons eu ces derniers jours. Nous sommes juste derrière le chauffeur. Entouré par des bagages d’autres passagers. Nous avons également une vue directe sur le garde du bus. La route étant parfois un peu dangereuse, tous les bus sont accompagnés d’un homme en arme censé protéger les passagers en cas d’attaque. Mais en l’occurrence, notre garde ne parait pas vraiment aux aguets comme vous pouvez le voir ci-dessous…
D’après les autres passagers, si jamais il y avait un pb, il planquerait aussitôt son arme sous son siège pour ne pas que les brigands le remarquent et s’en prennent à lui. Selon d’autres, il serait le premier à s’enfuir en laissant les passagers en les mains des attaquants. Quelle est la part de vérité dans tout cela ? Je ne sais. Je n’ai, heureusement, pas encore eu l’occasion de voir ça par moi-même..
Alors que nous dissertons avec Chandrika de l’efficacité de ce garde, nous nous arrêtons brusquement. Cela nous donne l’occasion de voir les enfants du coin courir après les criquets, qui une fois frits et assaisonnés, seront un mets de choix. Ca croustille et ça n’a pas bcp de goût..
Plus bas dans la vallée, nous apercevons la raison de notre arrêt. Un semi-remorque essaie d’escalader la pente mais en vain. La pluie a rendu la pluie trop glissante pour qu’il puisse continuer sa montée. La route n’étant pas très large, quelques éclaireurs du bus, vont voir ce qu’il en est et voir si le bus pourra croiser ce camion à l’arrêt. Après nous avoir fait descendre, sous la pluie (heureusement on devient bon et on ne sort plus sans nos mini parapluies), le bus entame la descente pour croiser ce camion au milieu de la pente.
Et là, badaboum, en essayant de croiser, le chauffeur doit rouler sur le bas coté qui est très friable, encore plus par temps de pluie, et voila la roule avant gauche du bus enlisée après l’effondrement du bas coté.
A ce moment personne ne panique encore. Les accompagnateurs du bus commencent à aller chercher des pierres et à les jeter près de la route pour renforcer le bas coté. Après des essais infructueux, une bonne partie des passagers essaient de pousser le bus… Etonnamment, en vain..
Nous bloquons totalement la route. Quelques dala et voitures attendent derrière nous. Une voiture du gouvernement, je pense, attend aussi et le chauffeur vient demander ce qu’il en est. Mais il se fait rabrouer par les passagers qui l’interpellent sur l’état lamentable des routes. Il faut dire que cette route est la route principale du district. A qu’à part sur quelques kilomètres elle n’est pas goudronnée et pas très entretenue si on en juge les problèmes du jour. Toujours est il que la voiture du gouvernement fait demi tour sous les apostrophes qui n’ont pas l’air très sympathique.
En continuant à rajouter des pierres, le bus semble alors prêt à sortir de l’ornière. Le chauffeur donne un bout coup d’accélérateur, le bus bouge, la roue avant avale les pierres et sort de son trou .. serions nous prêt à repartir ?
Cette question dure 4 secondes, le temps pour le chauffeur de ne pas maîtriser sa sortie, de faire effondre le bas coté 3 mètres plus loin et de carrément aller se planter dans le fossé.
Il pleut toujours. Après avoir attendu un peu, nous comprenons que nous n’arriverons jamais à Ngala ce jour, même si le chauffeur et d’autres nous prétendent le contraire. Nous observons les tentatives du propriétaire de sortir le bus en le tractant avec son petit 4x4.
Nous voyons arriver un énorme engin de déblayage. Mais l’espoir est de courte durée, il ne vient pas nous aider. Il coupe à travers champs pour nous éviter puis s’en va polluant l’air durablement.
Finalement, je me décide à emprunter le téléphone d’un autre passager (mon réseau n’est pas présent dans ce coin) pour appeler une voiture qui puisse venir nous chercher. Heureusement nous ne sommes pas bien loin de chez moi car la route était très mauvaise et à cause de la pluie.
Bref, une
bonne petite expérience et un week-end avorté. Et on a pu voir de super fleurs
Du coup, repos à Kayanga sous un soleil radieux depuis hier. Nous avons de la chance pour une fois de ne pas être sous la pluie le week-end.
J’en ai profité pour faire une ballade dans les collines avec Chandrika, découvert un petit bar avec une terrasse et une très belle vue. Pour continuer, mon livre du moment, Man and boy de Tony Parsons, que je vous encourage tous à lire.
Et aussi, pour travailler avec les consultants de Dar Es Salaam sur un nouveau programme informatique qui devrait nous permettre, si les données y sont correctement et régulièrement entrées, de mieux suivre les indicateurs de santé dans le district.
La semaine passée je suis parti en 'mission' avec toute l'équipe du projet, le 'prefet local', et quelques représentants des medecins des centres de santé.
L'objectif était d'aller échanger notre expérience concernant le community health fund avec un autre district qui l'implemente depuis beaucoup plus longtemps que nous. Ma foi, c'était plutot interessant car ils n'ont pas du tout la meme approche que nous. Et donc on a bien pu comparé les problèmes et les avantages de chaque systeme. J'attends encore les conclusions du rapport de visite pour etre sur d'avoir tout bien compris, car je n'ai eu que des résumés étant donné que les réunions, où j'étais, étaient en kiswahili.
Meme si je commence à comprendre les grandes lignes d'un discours, ca va pendant 10 minutes, après je perds pied qd meme.
Mais avant de revenir peut etre dans un autre post sur tout cela, quelques photos de la région de Manyara, Hanang district
f
C'est probablement pour ca d'ailleurs qu'il fait si froid dans cette région. D'apres ce qu'on m'a dit. Le froid descend de la montagne dans la vallée.
Je n'avais pris qu'un petit sweat shirt car personne ne m'avait prévenu. C'était un peu juste. Alors que certains dans l'équipe avait carrément ramené leurs doudounes géantes. C'était assez marrant car meme s'il fait pas chaud, le soleil est la...
j
Ce végétal est présent partout dans cette région. J'ai pas trop compris ce que c'était. Mais je crois qu'on peut récupérer les graines pour faire je ne sais quoi.
Le plus grand supermarché du district. Y avait meme des bounty :) :)
A la prochaine
Quelques photos sur Zanzibar dans ce blog qd meme.
Pas eu le temps de faire un récit détaillé mais ces quelques photos parleront d'elles meme j'en suis sur :)
Des oursins gigantesques. J'ai du traversé un champ d'oursin comme ceux la pour rejoindre le bateau qui nous a emmené voir des dauphins. C'est dans ces moments la qu'on est plus trop sur de son équilibre :)
Apres ces emotions oursinesques, rien ne vaut un peu de repos au bord de l'eau :)